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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

les plus belles histoires des ventes

Autres informations / 08.08.2007

les plus belles histoires des ventes

Une marque bien connue de produits alimentaires

nous rappelle que le bonheur est fait de choses simples. Le courtier Paul Nataf

en sait quelque chose. Il a trouvé avec Laramie l'équivalent hippique d'une

lampe d'Aladin. La pensionnaire du Haras de la Louvière, propriété ornaise de

Chryss Goulandris- O'Reilly, lui a donné trois grands gagnants dont Latice,

gagnante du Prix de Diane 2004, et LAWMAN, vainqueur du dernier Prix du

Jockey-Club. Entre-temps, le courtier a aussi acheté Satri, autre fils de

Laramie vendu à 2 ans pour 14.000 euros alors que Latice ne s'était pas encore

révélée.

Laramie, pourtant, n'est pas une championne

elle-même, ni ce qu'on appelle une « peinture » en désignant un cheval au

physique particulièrement plaisant. « Ce qui m'a le plus impressionné lorsque

j'ai vu Latice pour la première fois, rappelle Paul Nataf, c'est sa façon de

marcher. Je ne juge pas les individus sur leur pedigree. Les origines fixent le

prix, mais c'est d'abord le physique et l'attitude qui déterminent le choix. »

Inévitablement, le courtier est allé voir tous les produits de Laramie ensuite,

et Lawman, né en 2004, comme les autres. Sur le catalogue des ventes

correspondant, il relit ses notes : « J'ai écrit OK, ce qui est ma note maxi. «

Très course, léger, long, encolure frêle » comme Latice. Il ressemblait à sa

soeur lorsqu'il était yearling mais en prenant de l'âge, il s'est beaucoup

rapproché de son frère Satri. »

Lawman a coûté 75.000€ aux ventes de yearlings

d’août 2005. Sa soeur avait déjà gagné le Prix de Diane et pourtant, Paul Nataf

n'a pas dû résister à beaucoup d'attaques : « Ce n'est pas à moi qu'il faut

demander pourquoi ! ». Lawman ne court pas sous les couleurs d'Enrico Ciampi,

le Monégasque dont Latice défendait le drapeau, mais sous celles de son ami

Claudio Marzocco. « C'est un ami d'Enrico Ciampi, explique Paul Nataf, et il a

voulu lui faire plaisir en partageant un cheval avec lui. Nous avions baptisé

Satri d'après le nom de la société de Claudio en espérant le faire « craquer »,

mais il a encore résisté jusqu'à Lawman ! »

La suite lui a donné raison,