Keeneland : « bau » !

Autres informations / 14.09.2007

Keeneland : « bau » !

KEENELAND : L’ANALYSE

Ne soyez pas trop étonné ! BAU

est une contraction des initiales de l'un des termes les plus utilisés les

derniers temps dans la langue anglo-américaine : Business As Usual. Le fameux

rapport Stern (Tony Blair/London School of Economlics) sur le réchauffement

climatique réhabilite totalement cette expression, et c'est le terme qui

revient aujourd'hui sur les lèvres des responsables de Keeneland. Ce mercredi

12 est marqué par la disparition sur la feuille de résultats de John Ferguson

et de Demi O'Byrne, et les organisateurs nous disent que nous revenons ainsi au

B.A.U., c'est-à-dire à l'activité « normale », habituelle, régulière du

business. Bref, la BAU, c'est la vie quotidienne, hors les écarts ou les excès,

hors l'extraordinaire.

Ce marché normal, plus ou

moins indépendant des 2 multi- nationales dominantes, est celui observé le

Mercredi 12 Sept, et c'est pourquoi nous retrouvons des chiffres plus en

rapport avec les fondamentaux de l'élevage international. Les 260 yearlings

vendus ce jour ont procuré 48 Millions de dollars, soit une augmentation du

C.A. de 9% par rapport à 2006. Dans le même sens, la moyenne fait un bond

positif de presque 12%, passant de 182,000$ à 203,000$ cette année.

Une tendance inverse de celle

des débuts ! Nous sommes bien loin des chiffres négatifs du catalogue 1, celui

des 2 premiers jours de « sélection », et pour le Directeur des ventes de

Keeneland, Geoffrey Russel, « le business normal reprend son cours et donc sa

progression. »

Le JDG a insisté dès hier,

évidemment sans connaître les résultats du lendemain, dans son analyse proposée

en page 4, sur l'aspect positif de la baisse sévère des 2 premiers jours qui

s'apparente à une sorte de correction/consolidation de marché : les ventes de

sélection doivent recoller au BAU, elles doivent revenir au sein d'une logique

économique qui est, par ailleurs, très favorable et porteuse. La démonstration

la plus claire de la justesse de notre analyse est fournie aujourd'hui les

résultats eux-mêmes qui retrouvent leur cours positif.

Il faut cependant se garder d'un

optimisme béat : le résultat de Mercredi, et peut-être de ceux de ce jeudi,

bénéficient d'un effet « dollar faible » tout à fait indéniable. L'Euro vaut

1,40 dollar aujourd'hui, ce qui pour conséquence de rendre les achats en dollars

très avantageux pour des acteurs qui paient en Euros (ou en Livre Sterling qui

lui est accolée). La suractivité des européens confirme ces vues, il faudra en

mesurer les conséquences sur toutes les ventes européennes qui se dérouleront

principalement en Octobre.