Le cheik mohammed à la rescousse

Autres informations / 23.09.2007

Le cheik mohammed à la rescousse

MÉDIAS

La société Dubai Holding est

intervenue pour sauver les programmes hippiques de la chaîne britannique

Channel 4, nous a appris vendredi le Racing Post. Le départ du sponsor précédent

de ces programmes, le Tote, à la fin de l'année, risquait d'y mettre un terme.

Le “PMU britannique” avait décidé de ne pas renouveler son contrat en vertu du

fait que les bookmakers ayant désormais le droit de faire de la publicité à la

télévision outre-Manche, le sponsor des retransmissions aurait financé des

émissions truffées de spots vantant les mérites de ses concurrents. L'arrivée

de ces nouveaux annonceurs semble néanmoins insuffisante pour garantir seule le

financement des excellentes émissions de Channel 4 Racing. Le site d'échange de

paris Betfair et le bookmaker Boylesports étaient sur les rangs mais l'offre de

Dubai Holding les a supplantés avec un accord pour 6 millions d'euros portant

sur deux ans de retransmissions, au rythme de 80 réunions par an. C'est un peu

comme si une des sociétés de l'Aga Khan sponsorisait la «Grande Course» sur

Canal+.

Dubai Holding est une société

présidée par le cheik Mohammed. Elle organise par ailleurs la construction d'un

parc à thèmes dubaïote deux fois plus grand que le Disneyworld de Floride,

c'est le troisième plus gros actionnaire de Daimler Chrysler, elle vient

d'acheter les musées Tussauds (franchise anglaise d'une chaîne de « Musées

Grévin ») et possède depuis peu 28% du London Stock Exchange.

En France, l'hippisme a

toujours du mal à trouver une fenêtre large sur le réseau hertzien. On sait

qu'à France Télévisions, par exemple, les tenants de la soi-disant « grande

culture » nourrissent une aversion de principe pour l'hippisme qui ne faiblit

guère. Dans les télés plus ouvertement commerciales, c'est le doigt sur la

faiblesse des audiences et des produits publicitaires qu'on éconduit pour

l'instant les émissaires des courses.

Peut-être en sera-t-il

autrement le jour ou des opérateurs privés auront, comme le PMU et la Française

des Jeux, accès aux espaces publicitaires hertziens français. A moins que les

diffuseurs ne deviennent aussi opérateurs de paris, bien sûr…