Le grand pedigree : manduro

Autres informations / 19.09.2007

Le grand pedigree : manduro

LE CHEVAL : MANDURO

Elevé par Rolf Brunner en

Allemagne, Manduro a tout de suite capté les regards quand il fut acheté pour

130.000€ aux ventes de Baden-Baden par son propriétaire actuel, le baron Georg

von Ullmann. Ce qu'il est déterminant de savoir, c'est qu'il fut classé

meilleur 2 ans allemand en 2004 après avoir gagné son maiden à Munich par 6

longueurs, puis surclassé ses adversaires dans le Preis des Winterfavoriten

(Gr3) à Cologne, sorte de Grand Critérium allemand. Et s'il n'affiche pas de

performances classiques à 3 ans, c'est uniquement parce qu'il ne réapparut

qu'en septembre de son année, suite à des problèmes dorsaux, pour gagner deux

courses principales avant de connaître des mésaventures dans le Premio Roma

(Gr1) en toute fin de saison, sa première défaite.

Dans la foulée de

l'association Fabre-Von Ullmann, Manduro rejoignit Chantilly au printemps 2006.

Depuis, il ne cessa de se distinguer après avoir remporté le Prix d'Harcourt

(Gr2), puis avoir assuré de nombreuses places dans les Gr1 (Prix d'Ispahan,

Prix Le Marois, Prix Ganay, Prix du Moulin), ces accessits étant dans de

nombreux cas imputables à un déroulement de course défavorable à Manduro qui a

besoin d'une « course claire ». Est-ce la monte de S.Pasquier, qui s'est très

bien entendu avec le champion, ou le fait d'atteindre une certaine maturité ?

2007 offre l'image d'un Manduro conquérant au plus haut niveau, sûr de luimême,

et maniable.

Cinq brillantes victoires le

propulsent au firmament hippique

: les Earl of Sefton Stakes

(Gr3) ; puis l'Ispahan (Gr1) comme tour de chauffe; et en juin, à Royal Ascot,

les importantissimes Prince of Wales's Stakes (Gr1), où il ne laissa aucune

chance à Dylan Thomas, le meilleur cheval d'âge outre-Manche, gagnant vraiment

ses galons de champion aux yeux du turf international ; puis en août, un « Le

Marois

» (Gr1) limpide et peu

relevé, où il ne fit que confirmer sa suprématie acquise à Ascot, tout en y

ajoutant le label de meilleur miler européen ; enfin, le Prix Foy (Gr2), où il

se balada en vue d'un Arc qui lui est désormais interdit, clouant une Mandesha

contrariée par de manifestes mouvements de mauvaise humeur.

Manduro, bai brun très

trempé, est d'un modèle équilibré, d'une taille normale. On dira qu'il est plus

long que compact, comme tous les Monsun, assez éloigné des silhouettes Northern

Dancer dont il est un contre-type idéal.