Curlin cueille le classic

Autres informations / 27.10.2007

Curlin cueille le classic

Samedi 27, Monmouth (États Unis). Jolie collection de

propriétaires autour de Curlin (Smart Strike) à la conférence de presse

consécutive à la victoire du poulain dans le Breeders’Cup Classic (Gr1). Autour

de l’entraîneur Steve Asmussen, qui pouvait déguster sa première victoire dans

le championnat, MM. Satish Sanan, Jess Jackson et George Bolton savouraient eux

aussi la plus belle conséquence d’une décision prise en commun après les débuts

victorieux du poulain, il y a seulement neuf mois : celle de s’associer pour en

acheter la plus belle part. Ceux qu’ils ont rejoints ne vont pas tous bien

puisque deux d’entre eux sont actuellement incarcérés à Boone County dans le Mais

il n’y en avait qu’un comme ça, dans tout le catalogue. C’est pour ça que ça

paraît tout bête, deux ans après la vente. Mais le jour-même, ce lundi 19

septembre 2005 à Lexington, il fallait être là pour enchérir sur le #2261,

vendu en plein dans la moyenne de cette journée à Kenneth McPeek pour Midnight

Cry Stable, dont les propriétaires sont donc actuellement en prison. Comment

vit-on un événement pareil en cellule ? Ce doit être une forme de torture.

Le beau Curlin est néanmoins devenu samedi le favori pour

le titre de cheval de l’année. Pour son père, Smart Strike, ce n’est pas mal

non plus : il a donné samedi les gagnants des deux grandes courses du jour : le

Turf et le Classic !

Curlin a laissé son vieux rival Hard Spun (Danzig) à

quatre longueurs et demi, et Street Sense (Street Cry) a terminé quatrième, à dix

longueurs du lauréat. C’est net et sans bavures. Associé à Robby Albarado, il a

d’abord pris son temps, laissant aux prises les autres favoris de la course

dans le premier virage, qu’il a abordé en net retrait, carrément décroché. Il

est passé à l’attaque dans la ligne d’en face, après l’orage, pour fondre sur

Street Sense, qui plafonnait, et sur Hard Spun, qui avait résisté depuis le

début et repartait encore. Il est venu à sa hauteur, a repris son souffle, puis

a fait la différence dans les deux cents derniers mètres. Battu par Street

Sense dans le Kentucky Derby, le pensionnaire de Steve Asmussen avait pris sa

revanche dans les Preakness Stakes, mais dans des circonstances telles qu’on

avait pu avoir l’impression qu’il avait subtilisé plutôt que mérité cette

victoire. Il avait gagné d’un cheveu et privé Street Sense d’un rêve de Triple

Couronne. Battu à son tour par Rags to Riches dans les Belmont Stakes (Gr1), il

quittait le circuit classique sans regret. Troisième du Haskell Invitational (Gr1),

la plus grande course de Monmouth, pour son retour, derrière Any Given Saturday

(Distorted Humor), qu’il retrouvait ici, et Hard Spun, il s’était fait justice

à Belmont Park dans la Jockey Club Gold Cup (Gr1). Et samedi, il a placé la barre

encore un peu plus haut, au terme d’une saison dominée par les 3ans, dans

laquelle le sport a pris toute son importance. Selon Jess Jackson, « C’est une

des meilleures promotions que j’ai vu et je suis les courses depuis 1939. Les

affrontements entre Hard Spun, Any Given Saturday, Street Sense et Lawyer Ron…

tous ces chevaux sont exceptionnels. » Plus précisément, Steve Amussen

désignait trois leaders dans cette génération : « Hard Spun, Curlin et Street

Sense. Ils n’ont jamais faibli. Ils ont toujours eu l’air en forme, en bonne

santé, prêts à courir. À chaque fois qu’on les a vus, ils ont donné le meilleur

d’eux-mêmes. C’est ce qui fait la différence. Ils sont meilleurs que les

autres. C’est ce qui sépare Curlin de mes autres pensionnaires. Il fait des

choses qu’ils ne peuvent pas faire et récupère plus vite qu’eux. Si vous aimez ce

sport et que ces chevaux ne vous impressionnent pas, si ce qu’ils ont fait

cette saison ne vous passionne pas, alors il y a peu de chance que ce sport

vous intéresse encore. »