La grande interview : bill farish jr 3 « pas de breeders’cup en france ou en angleterre »

Autres informations / 26.10.2007

La grande interview : bill farish jr 3 « pas de breeders’cup en france ou en angleterre »

 Bill

Farish Jr est le fils de William Farish, propriétaire de Lane’s End Farm (le

haras le plus influent aux USA). La famille Farish est très proche de la

famille Bush qui dirige les Etats-Unis, Bill Jr ayant conseillé l’actuel

Président des USA. De plus, en ce qui concerne les courses et l’élevage, Bill a

été désigné « chairman » de la Bredeers’ Cup et c’est à ce titre qu’il a

répondu au question du TDN, maison mère du JDG. Nous reproduisons ici quelques

extraits de ce long entretien exclusif. TDN. – La Breeders’Cup a franchi une

étape importante en ajoutant, en 2007, une date supplémentaire à la journée de

la Breeders’Cup, qui tend ainsi à devenir un meeting de deux jours. Bill

Farish. – Nous inaugurons une journée supplémentaire le vendredi, et nous avons

pour objectif de le promouvoir afin qu’il se hisse au même niveau que le

samedi. Il reste des courses qui, ne figurant pas pour l’instant dans le

programme de la Breeders’Cup, trouveront ainsi une place. Par exemple : un mile

sur le dirt, un sprint pour pouliches et juments, une course de 2ans sur le

gazon, et même un sprint sur gazon. Cela représentera 12 courses Breeders’Cup

en 2008. Voyez-vous au-delà ? Cela me semble une limite. Nous ne souhaitons pas

diluer ces fameuses courses du Breeders’Cup meeting. Par exemple, nous avons

discuté pour créer éventuellement une course réservée aux meilleurs 3ans, mais

à la réflexion, cela irait contre les intérêts de la Breeders’Cup Classic qui

doit être une vraie finale intergénérationnelle. Les courses que vous créez le

vendredi n’ont pas le statut de Gr1 ? Ce n’est pas surprenant. Il existe un

protocole internationalement reconnu pour gagner le rang de Gr1, nous devons

nous y soumettre. Nos nouvelles courses dotées d’1 Millions de dollars verront

de très bons chevaux en compétition : nous devrions ainsi nous hisser

rapidement au niveau Gr1. Nous récupèrerons ainsi 4 ou 5 challengers européens

qui nous font défaut cette année. La Breeders’Cup souhaite se développer au

niveau mondial en attirant le plus grand nombre de participants étrangers. Que

faites-vous pour cela ? Nous espérons avoir bientôt un top-performer de

Hongkong à notre meeting. En revanche, nous rencontrons des obstacles en

Irlande et Angleterre, où les paris sont organisés par les bookmakers, ce qui

nous prive de toute mutualisation des paris comme avec nos autres partenaires

internationaux tel le Canada qui est évidemment notre associé le plus proche.

Par ailleurs, nous souhaitons attirer des chevaux d’Amérique du Sud et

d’Australie, mais dans ces continents, ils ont leurs courses principales au

même moment que notre Breeders’Cup et il est difficile de rendre tout cela

compatible. Pensez-vous délocaliser un jour la Breeders’Cup en dehors du

territoire américain ? Nous envisageons tous les développements, mais pour

l’instant cette hypothèse n’est pas la nôtre. La base de notre spectacle et de

nos supportersparieurs est américaine : il nous faut respecter cette réalité.

Nous souhaitons organiser une compétition internationale, mais nous sommes une

sorte de championnat américain qui est financé principalement par des

Américains. Pour cette raison, je ne peux imaginer une Breeders’Cup à

l’étranger. Même un compromis avec des pays proches tels l’Angleterre ou la

France ? Hormis la dimension inédite, je ne vous pas ce que cela pourrait nous

apporter.