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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Lettre ouverte de patrick biancone

Autres informations / 09.10.2007

Lettre ouverte de patrick biancone

 « J’ai

été profondément déçu, mais pas surpris, par la décision des commissaires prise

à mon encontre [vendredi] matin. Depuis les recherches effectuées dans mes

écuries à Keeneland le 22 juin 2007, lorsque certaines informations ont

transpiré dans les media, j’ai été jugé coupable dans la presse et je suis bien

conscient de la pression exercée par certains membres de l’institution pour

faire de mon cas un exemple avant même que tous les faits soient connus et que

l’occasion de me défendre me soit offerte.

J’ai gardé le silence plutôt que de discuter

cette affaire en attendant d’être entendu.

Lorsque les enquêteurs ont fouillé mes écuries

le matin du 22 juin 2007, un certain nombre de médicaments (surtout des

vaccins) et de solutions injectables ont été découverts dans une écurie que

j’occupe dans le centre d’entraînement de Keeneland. Aucun ne m’appartenait. La

principale pièce à conviction de l’enquête est une glacière contenant des

vaccins placés dans un réfrigérateur ce matin-là par le docteur Rod Stewart, un

de mes vétérinaires. Le Docteur Stewart avait aussi apparemment pris des

dispositions pour que des produits injectables et des médicaments destinés à

d’autres clients soient livrés à mon écurie ce jour-là. L’examen de la glacière

en question a révélé, en plus des vaccins, trois bouteilles de toxine

alpha-cobra (du venin de serpent). C’est la découverte de ces fioles dans mon

écurie qui a lancé toute la controverse.

Aucune aiguille, aucune seringue n’ont été

découvertes dans mes établissements. Je n’avais absolument aucune connaissance

du stockage de cette glacière dans mon écurie ce matin-là, de son contenu et

des arrangements du Dr Stewart pour que sa livraison soit adressé à mon écurie.

La situation a été portée à ma connaissance au moment de la fouille et, si j’ai

bien compris, le Dr Stewart a endossé toute la responsabilité de la présence de

ces substances dans mon écurie.

Depuis le début de cette enquête, j’ai

pleinement coopéré avec la Kentucky [Horse] Racing Authority. J’ai leur ai

volontairement et immédiatement fourni tous mes relevés d’entraînement, mon

ordinateur, et tout ce qu’ils m’ont demandé. Mon personnel a été interrogé. Je

n’ai jamais été interrogé. Je n’ai eu aucun contact avec le Dr Stewart depuis

la fouille. Pour tenter de prouver que je n’avais pas utilisé du venin de

cobra, et que j’ignorais l’existence des médicaments et des produits trouvés

dans mon écurie, j’ai passé un examen de détection de mensonges suggéré et

organisé par les commissaires qui m’ont reçu. Cet examen a révélé que j’étais

de bonne foi et que je ne dissimulais pas une supposée connaissance de

l’existence et du contenu de la glacière placée dans mon écurie le 22 juin

2007, ni de l’utilisation de venin de cobra par moi ou un de mes délégués.

Je dois me battre pour rétablir ma réputation

et faire en sorte que la vérité soit dite. J’espère que dans la poursuite de

cette affaire, on m’accordera une certaine justice. C’est dans ce sens que je

fais appel de la décision des commissaires. »