Merano : le grand prix reste italien

Autres informations / 30.09.2007

Merano : le grand prix reste italien

Dimanche 30, Merano (Italie).

On a une nouvelle fois eu très peur pour Christophe Pieux lorsque celui-ci, en

selle sur le favori Sleeping Jack (Sleeping Car), est tombé à quelques

obstacles de la fin. Le protégé de Jacques Ortet a piqué du nez et tout le peloton,

à l’exception des deux chevaux de tête, est passé “sur” notre crack-jockey.

quelques minutes après la course, de retour au vestiaire, Christophe ne pensait

plus aux coups qu’il avait pris. Tout son esprit était concentré sur le regret

d’être tombé alors que son cheval faisait un véritable canter. Selon l’expression

consacrée, il n’avait plus que le tour à faire pour disputer la victoire...

Après avoir filé le Fertillet

Kan Nejd (Indian Ridge), grand animateur, l’italien Halling Joy (Halling) a

offert à son entraîneur Paolo Favero [photo] son premier Grand Prix de Merano.

Installé sur place, le professionnel âgé de 44 ans a sous sa coupe une

cinquantaine de chevaux, en majorité destinés à l’obstacle. Il est d’ailleurs

tête de liste à Merano, et fait souvent partie du trio de tête dans les

classements de l’obstacle en Italie.

L’histoire de son jockey, qui

remportait lui aussi son premier Grand Prix, est plus originale. Rafaele Romano

a d’abord fait carrière dans le… kickboxing, où il a atteint un niveau

international. Puis il est devenu un des meilleurs gentlemen-riders italiens en

obstacle, avant de se décider à passer professionnel cette année. Avec succès,

puisque pour sa première année, il est déjà tête de liste avec trente-six

victoires !

Pour en revenir aux français,

le Chaillé-Chaillé Z a r k a l i (Starborough) a signé une très belle fin de

course, ne butant que sur le lauréat qui avait pris trop de champ : « Mon

cheval fait trop de fautes dans le parcours nous a expliqué Jacques Ricou.

Malheureusement, la plus mauvaise faute, il l’a faite à l’amorce du dernier

tournant, quand la course s’est jouée. » Comme d’autres, il en a sans doute eu

marre de la variété pour le moins déroutante des obstacles alpins. Benoït

Gicquel, jockey de L’As de Pembo (Dress Parade) était nettement moins déçu par

la 3e place de son partenaire : « Il était totalement débordé en partant. Il ne

pouvait absolument pas suivre. ensuite, j’ai longé les murs pour rattraper le

temps perdu. Mais c’était très dur de refaire les deux premiers. »

Autre Français heureux du

comportement de son pensionnaire, Yannick Fertillet s’est déclaré très content

de Kan Nejd (Indian Ridge), qui a supporté tout le poids de la course, comptant

même jusqu’à cinq longueurs d’avance sur le peloton, avant de vendre très

chèrement sa peau dans la ligne droite (4e).