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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Moins de prélèvements, plus d’enjeux

Autres informations / 10.10.2007

Moins de prélèvements, plus d’enjeux

Directeur des paris au Hong Kong Jockey Club

(HKJC), Bobby Chang a démontré la relation directe entre les niveaux de

prélèvement et le montant des enjeux. Quelle que soit son origine, Etat ou

organisateur, le prélèvement est, en quelque sorte, le « prix » du mutuel.

En 2006, le HKJC a obtenu de l’administration

une réforme des taxes sur les jeux. Plutôt que d’imposer une taxe de 12 à 20%

sur les enjeux, l’opérateur était taxé sur sa marge brute à hauteur de 75%,

avec une garantie d’environ 1 milliard de dollars par an sur trois ans. D’autre

part, le Club s’engageait à maintenir son nombre de réunions (78/an) mais

pouvait intervenir sur sa gamme de jeux comme bon lui semblait, et régler le

curseur des retours aux parieurs. Cet accord est tombé en septembre 2006. Un an

plus tard, après une tendance lourde de baisse des enjeux de l’ordre de 8 à 10%

l’an depuis 1999, la saison 2006/2007 a été marqué par un retour de la

croissance avec une hausse de 8,2%, la première depuis 1999. De plus, les paris

élevés      ont grimpé à nouveau et les

enjeux sur les courses favorisées par le prélèvement a été très conséquent.

Ainsi, une simple baisse du prélèvement de 17,5 à 15,7% a provoqué une hausse

des bénéfices de 370.000€ sur ce parc d’épreuves, soit +9%. Les enjeux

enregistrés sur des tickets de plus de 10.000HK$, soit environ 1.000€, ont augmenté

de 60%, dont 57 à 78% d’argent neuf.

Les « bookmakers » asiatiques payant le prix du

Mutuel, et non à cote fixe, les autorités hippiques de Singapour ont eu l’idée

de payer certaines courses à perte pour mettre ces opérateurs illégaux dans

l’obligation de parier sur les comptes officiels pour se couvrir. Du Hedging,

en d’autres terme. Selon Koh Yong Guan, responsable des comptes au Singapore

Turf Club, cette stratégie a payé. Pragmatique, il considère aujourd’hui les

opérateurs illégaux comme une sorte de « vendeurs en gros » des paris mutuels.