Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Bruxelles : un premier rendez-vous très encourageant

Autres informations / 07.11.2007

Bruxelles : un premier rendez-vous très encourageant

 

Une partie de l’avenir des courses françaises

se jouait aujourd’hui à Bruxelles, avec la première rencontre entre les ministres

français Eric Woerth /Jean-Pierre Jouyet et le Commissaire européen Charlie

McCreevy. En trois mots, nous pouvons considérer que cette entrevue est

porteuse d’espoirs pour le turf tricolore.

Première nouvelle d’importance, Eric Woerth a

pu mettre en avant des arguments spécifiquement liés aux courses : il a insisté

sur « la spécificité de la filière hippique française » et a rappelé à Charlie

McCreevy que, « dans d’autres pays, la filière a été tuée par un développement

non maîtrisé ». Voilà des paroles capitales, puisque l’intérêt de nos courses,

aujourd’hui, est de bien montrer les différences qui existent avec les autres

jeux d’argent. Un employé d’écurie n’est ni un bandit manchot, ni un ticket à

gratter. Deuxième information positive recueillie après ce rendezvous, le

dossier ne va pas traîner en longueur. « Nous nous sommes mis d’accord sur un

calendrier de discussions », a précisé Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat

aux Affaires européennes. Un propos qui a ensuite été détaillé par Eric Woerth

: des « conclusions transitoires [seront formulées par nos experts] fin janvier

», avant une seconde entrevue avec Charlie McCreevy, « autour du 1er février ».

Le but est de trouver une « solution qui mette fin définitivement au

contentieux dans les premiers mois de 2008 », toujours selon Eric Woerth. Cette

volonté d’en terminer vite est une bonne nouvelle, car elle peut indiquer que

la position de Paris et celle de Bruxelles ne soient pas si éloignées qu’on a

pu le dire. Comment, en effet, espérer aller vite si les divergences sont

immenses ?

En gage de bonne volonté, le maire de Chantilly

a rappelé que « la France [était] prête à aller vers une ouverture maîtrisée de

son système de jeux ». A condition d’interdire qu’un opérateur agréé par un

Etat membre soit automatiquement agréé dans les autres. Et d’intensifier la

lutte « contre les sites illégaux ». Logiquement, les ministres français ont

conclu sur une touche d’espoir : « Nous croyons au dialogue, mais nous croyons

aussi à la solidité de notre dossier devant la Cour européenne de justice » a

dit Jean-Pierre Jouyet. Rendez-vous est pris pour le début du mois de février.