Jean cottin, de la normandie au kentucky

Autres informations / 11.11.2007

Jean cottin, de la normandie au kentucky

Les ventes d'élevage de Keeneland se sont

achevées vendredi et Jean Cottin [photo avec son fils], propriétaire et éleveur

de pursang depuis une dizaine d'années, a acheté trois poulinières pour un total

de 710.000$, soit environ 485.000€.

Le renouvellement, voilà le maître mot de «

l'élevage Cottin ».

« Pascale Ménard, Gérard Patin, directeur de

mon élevage, et mon fils Eric choisissent les poulinières, nous a expliqué Jean

Cottin. Nous recherchons au moins une origine française pour deux raisons :

elles sont plus connues sur le marché de Deauville et elles tentent moins les

Américains, et sont donc à des prix raisonnables. Il est rare de trouver sur le

marché américain des juments placées de groupe ou de Listed avec de bonnes

origines à des prix abordables. »

Jean Cottin travaille dans le bâtiment, mais il

y a 15 ans, il a repris la ferme de ses parents en Normandie qui était jusquelà

une maison de vacances. Aujourd'hui, le Haras s'étend sur 100 hectares et Jean

Cottin a acheté un deuxième centre juste à côté, le Haras du bois Barbot, où il

déplace ses poulains sevrés. « Depuis 1993, j’élevais déjà des trotteurs. J'ai

commencé à acheter des pur-sang il y a une dizaine d'années, c'était à

Newmarket. » Depuis, ses poulinières ont produit deux gagnants de groupe en

plat. Entraînée par Robert Collet, Choc Ice (Kahyasi & Sherkiya) a remporté

les E P Taylor Stakes (Gr1) à Woodbine tandis que Much Faster (Fasliyev &

Interruption) a gagné le Prix Robert Papin (Gr2) sous l'entraînement de Pascal

Bary. L'an dernier à Keeneland, l’éleveur a acheté Cours de la Reine (Fasliyev),

lauréate du Prix du Calvados (Gr3), aujourd'hui pleine de Giant’s Causeway.

Son petit coin de Normandie, loin de Saint

Germain-en-Laye où Jean Cottin travaille, il l'affectionne tout particulièrement.

« Je suis attaché à ce terroir, qui est situé

entre L'aigle et Moulins-la-Marche, nous a-t-il confié. Sur les catalogues,

nous sommes inscrits sous le nom « Élevage du Pays d'Ouche », pour faire

connaître ce coin de l'Orne, où beaucoup de bons chevaux sont élevés. Nous

possédons aujourd'hui au Haras des Bissons une quinzaine de poulinières

pur-sang, avec les trois acquises à Keeneland, et 120 chevaux tout confondu :

élevage, entraînement, galopeurs et trotteurs. Mais ces chiffres varient très

souvent. Nous en vendons par exemple trois en décembre à Deauville. Je cherche

avant tout à garder des poulinières jeunes. Sur les trois achetées à Keeneland

cette semaine, Stadore (Kendor), maiden, devrait être saillie par un étalon de

Coolmore, Scat Daddy (Johannesburg). » L'étalon irlandais a gagné à 2 et 3ans

deux groupes 1 (les Champagne Stakes et le Derby de Floride) et deux groupes 2

(les Stanford Stakes et les Fountain of Youth Stakes) « Nous verrons ce que

donnera le croisement pour confirmer, poursuit M. Cottin. Les deux autres

poulinières, Ballymena Lassie (Giant's Causeway), pleine de Gone West, et Hill

of Grace (Desert Prince), pleine de Johannesburg, seront transférées en France

dès la fin de leur quarantaine. »