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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Coco wood : échec inexpliqué

Autres informations / 27.01.2008

Coco wood : échec inexpliqué

Samedi 26, Pau. Enorme déception à l'arrivée du Prix Jean

Bernadotte, l'épreuve préparatoire au Prix Alain de Palaminy (L, 17/2), pour le

team Jacques Ortet. Coco Wood (Mansonnien), qui avait toute la confiance de son

entraîneur, a terminé à la dernière place... « Elle soufflait beaucoup en

rentrant, a noté Jacques Ortet. Mais je pense tout simple- ment que c'était un

jour sans même s'il est vrai que sa grosse faute à l'avant-dernière haie lui a

sûrement coupé un peu les jambes. Son jockey, Davy Lesot, m'a confié ne pas

l'avoir reconnue. Si elle récupère bien et que la prise de sang ne présente

aucune anomalie, elle ira sur le Prix Alain de Palaminy comme prévu. Line Clara

(Lavirco), qui a très bien couru (3e, ndlr), le courra aussi. » Si

l'archi-favorite s'est montrée décevante, son tombeur, New Member (Stravinsky)

a dévoilé une pointe de vitesse impressionnante pour venir prendre la tête à la

sortie du dernier tournant. En face, Coco Wood avait pris quatre à cinq

longueurs d'avance mais, subitement rattrapée, elle a apparemment lâché prise

alors que New Member transperçait le peloton dans une action étonnante en fin

de parcours. « Je pense qu'ils se sont trompés de vitesse en face, nous a

confié l'entraîneur du gagnant Guy Cherel. Pascal Marsac a temporisé avec New

Member pour ensuite finir très vite. Ce n'est plus le même hippodrome.

Maintenant qu'il s'est agrandi, on ne garde pas obligatoirement l'avantage

après avoir passé la dernière haie en tête. New Member courra le Prix Alain de

Palaminy si tout va bien. Il s'est endurci, c'est un bon che- val qui

progressera avec l'âge. » Difficile à déchiffrer, cette course trouble un peu

les eaux du Grand Steeple des 4ans palois, même s'il l'on connaissait avant le

départ le principal adversaire de Coco Wood, New Member, qui une fois encore a

devancé Line Clara, Madou Kerfellec (Madoun), 2e, et Find World (Lost World),

4e. Après de multiples fautes, Gatien du Tertre (Kutub) a été arrêté par son

jockey alors que Princesse Noir (With the Flow), partie en tête, a fait une

chute spectaculaire au début du parcours.

L’ANALYSE : DANS L’AIR DU TEMPS…

Les raisons qui poussent au développement des courses sur

surface synthétiques sont nombreuses. Nous en avons retenu trois.

1.C’est une lapalissade, mais une des trois missions essen-

tielles d’un entraîneur (avec le fait de faire progresser leurs pensionnaires

et de savoir les engager) est de veiller à la santé de leurs protégé. Comme le

montrent les études, la souplesse et la stabilité d’une piste synthétique en

fait le meilleur ami du cheval de course…

De plus, avec l’évolution de notre société, la notion de «

bon ou mauvais traitement aux animaux » sera de plus en plus présente. Les

courses n’y échapperont pas, avec tous les excès que l’on connaît de la part de

ceux qui jugent notre sport sans le connaître. Dans cette persective, les

surfaces synthétiques seront un argument fort.

2.On l’a vu récemment aux Etats-Unis, les meilleures pistes

synthétiques résistent aux éléments les plus déchaî- nés. Là encore, l’air du

temps (sans jeu de mots) dicte sa loi : avec un programme de galop qui débute

le 1er janver pour se terminer le 31 décembre, impossible de se limiter à

l’herbe.  Surtout avec le dérèglement

climatique…

3.L’intérêt de développer un programme de sélection sur

piste synthétique est également commercial. Comme le confiait récemment

Emmanuel de Seroux dans JDG, la par- tielle uniformisation des pistes (ou les

cousinages entre les différentes surfaces d’un pays à l’autre) est de nature à

booster les échanges entre pays. Et là, la qualité de notre élevage national

doit permettre aux éleveurs français de valoriser leurs investissements. Et de

combattre les risques de surproduction… thème de notre prochain sondage !