le grand retour des arabes

Autres informations / 27.01.2008

le grand retour des arabes

PAU, Samedi 26 janvier

 

La réunion paloise faisait égale- ment la part belle aux

course de chevaux arabes que l'on avait pas vu sur les pistes françaises depuis

le mois d'octobre pour les plus assidus. Sur la vingtaine de concurrents (neuf

chez les femelles et onze pour les mâles), près de la moitié était inédit, mais

aucun n'a pas se faire une place sur les podiums. Lorsqu'on entend Robert Litt,

on pense    pur-sang    Arabe. 

Le Montois entraîne aussi les pur-sang Anglais, mais il s'illustre

régulièrement dans les courses réservées aux Arabes. Pour les premières courses

paloises de ce type, l'entraîneur s'est imposé chez les mâles avec Pomander

(Jéhol de Cardonne) et signait sa première victoire du meeting béar- nais. Du

côté des femelles, qui ont d'ailleurs fait l'ouverture de cette réunion

ensoleillée, Djourfee de Bozouls (Dormane) s'est imposée très facilement. Cette

pensionnaire de Jean-Pierre Totain [photo] n'avait pas été vue en piste depuis

le mois de juin.

Bien qu’effectuant une rentrée après près de huit mois

d’absence, Djourfee de Bozouls s’est rapidement installée au commandement

accompagnée par l’inédite Sherika. Princess des Cèdres et Al Mansoura formait

la deuxième ligne juste devant la grandissime favorite, Ouassila Thabet, qui

attendait son heure. Nashma et Oyat de Brugère venaient un peu plus loin. Neiss

et Dalia fermaient la marche et n’allaient jamais pouvoir revenir jouer le

moin- dre rôle. Les positions n’allaient plus varier jusqu’au bout de la ligne

d’en face où Ioritz Mendizabal rapprochait Oyat de Brugère, Ouassila Thabet

prenant alors son sillage. A l’entrée de la dernière ligne droite Djourfee de

Bozouls avait toujours le meilleur mais elle n’allait pas tarder à être

attaquée par Ouassila Thabet qui semblait en passe de lui prendre l’avantage, à

mi-ligne droite. Mais la grande ani- matrice possédait encore beaucoup de

ressources et elle repartait de plus belle repoussant sûrement l’attaque de sa

grande rivale. En retrait, Princess des Cèdres, qui n’avait pas quitté le

sillage de la future lauréate, concluait plaisamment pour s’octroyer une très

nette troisième place devant Nashma, venue des derniers rangs bien conclure

pour ses premiers pas. Décevante, Oyat de Brugère n’avait pu répondre à

l’accélération finale.

 Désinvolte lauréat

lors de sa rentrée paloise, il y a deux semaines, Silver Fantom a confirmé

l’excellente impression visuelle laissée ce jour-là, franchissant le poteau

détaché, avec encore quelques ressources…               Toujours

au contact des animateurs, Samarra d’Oc, Quibaou Prat et Viva la Vie Deux, le

fils de Sin Kiang a pris résolument le meilleur au bout de la ligne d’en face

avant de filer au poteau vaine- ment poursuivi par Quibaou Prat qui a été le

seul concur- rent à pouvoir quelque peu contester sa supériorité après avoir

pris le train à son compte à environ un tour du but. La lutte pour l’octroi de

l’accessit d’honneur était bien plus vive, ce rang revenant finalement à Pierre

de Sourniac qui parvenait à prendre la mesure de Viva la Vie Deux et de Prince

du Paradis, sur le plat. Encore en retrait à la mi- course, ce dernier a

effectué un joli rapproché dans le der- nier tournant qu’il n’a pu que

partiellement soutenir ensuite, sans démériter toutefois. Très en vue Fastino a

chuté aux tribunes alors qu’il figurait au contact des pre- miers. Lourdement

fautif au deuxième obstacle de la ligne d’en face, Samarra d’Oc a ensuite été

arrêté.

Alors que l’inédit Al Mannsoub concédait de précieux mètres

à l’ouverture des stalles, Abou Faras prenait rapide- ment les devants comptant

2 ou 3 longueurs d’avance sur Magic du Loup après 300 ou 400 mètres de course.

Belamer venait un peu plus loin devant Rocco du Cayrou qui allait se rapprocher

vivement, en épaisseur, à mi-ligne d’en face, venant alors rejoindre Abou Faras

et Magic du Loup qui galopaient de front. Belamer et Alsak Lotois for- maient

la deuxième ligne devant Pomander et Pribot qui attendaient leur heure mais

n’allaient pas tarder à passer à l’attaque. Dans le dernier tournant, Abou

Faras jouait son va-tout prenant du champ sur ses rivaux. Mais le « marseil-

lais » n’allait pouvoir aller très loin dans son entreprise, se raccourcissant

nettement à mi-ligne droite au contraire du favori Pomander qui venait

librement, côté corde. Soutenant bien son effort jusqu’au bout ce dernier

allait s’imposer sûrement malgré l’excellente défense de Magic du Loup, en

pleine piste. En léger retrait Pribot concluait également dans une plaisante

action s’emparant sans pro- blème du second accessit face à Abou Faras, sur ses

fins.