Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Bernard ferrand

Autres informations / 19.02.2008

Bernard ferrand

Eleveur et président du Syndicat des

Eleveurs

« La

question des mesures coercitives est compliquée. Globalement, tout le monde y

est plus ou moins favorable. Mais quel éleveur voudrait que sa jument soit

concerné par une interdiction d’être saillie ?

Au trot, de

nombreuses tentatives de lutte contre la surproduction ont été essayées et,

comme nous l’a expliqué Pierre Julienne lors de notre dernière assemblée,

aucune n’a donné de résultats satisfaisants. Les éleveurs qui ne possèdent

qu’une jument pourraient être les premiers touchés par une mesure de réduction

du cheptel, mais comment leur faire décemment accepter de renoncer à ce qui est

leur passion ?

Personnellement,

je crois beaucoup plus à la conviction, au travail pédagogique fait auprès de

chacun, pour que nous comprenions tous les enjeux de la surproduction. C’est, à

mon sens, beaucoup plus efficace et respectueux que d’imposer brutalement une

mesure. »

 

Roger-Yves Simon

Etalonnier, éleveur, et vice-président

du Syndicat des Eleveurs

« Le

problème de la surproduction, c’est aussi celui de la surenchère faite par les

étalonniers. J’en parle d’autant plus librement que je suis moi-même

étalonnier. Je pense qu’il faut que nous soyons tous un peu plus responsables.

Quand un étalonnier affiche une saillie à 3.000 euros, avant d’accepter de la

vendre 2.000 euros à un éleveur dont la jument n’a pas beaucoup de références,

il encourage la surproduction. Car il donne l’impression à l’éleveur qu’il a

fait une bonne affaire, et donc qu’il a raison de continuer, puisqu’il fait de

bonnes affaires ! Cette guerre des prix fait naître des espoirs

supplémentaires qui ne font qu’aggraver la surproduction actuelle. »