Economie et courses en gb

Autres informations / 05.02.2008

Economie et courses en gb

 

Sous la plume

de Markus Armytage du Daily Telegraph, le paradoxe des courses anglaises, et de

son économie séparée, intrigue. Alors que les places boursières et, au-delà,

des pans entiers de l’économie traversent des zones de turbulences, l’industrie

des courses anglaises peut paraître, à maints égards, comme un îlot de

prospérité et de croissance douce. Le nombre de chevaux dans les courses ne

cessent en effet de croître. On en a recensé 15.046 en 2007 contre 14.470 en

2006 (+4%). Suivant une même tendance, les effectifs des propriétaires sont

passés de 9.329 en 2006 à 9.551 l’an dernier, soit ici un plus timide +2,4%. Si

on prend un peu de recul (nécessaire) et raisonne sur des périodes plus

longues, l’évolution du nombre de chevaux à l’entraînement sur les cinq

dernières années s’oriente dans le même sens : 2.000 chevaux

supplémentaires sont aujourd’hui déclarés.

Mais, en

contrepoint de ces signes de bonne santé, d’autres ne laissent pas d’inquiéter.

La dotation globale des courses anglaises est ainsi passée de 104 millions de

livres en 2006 à 98,7 en 2007 (-5,3M£). A y regarder de plus près cette

diminution aurait aussi être plus conséquente car l’un des organismes donateurs

a réduit sa contribution de 8,7 millions. Il a donc fallu trouver des

ressources ailleurs, ce qui n’a été que partiellement réalisé.

Il y a

décidemment beaucoup d’arbres qui cachent la forêt des courses outre-manche.

Mais quoi de plus normal pour une économie aussi complexe ?