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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Bruxelles : un nouveau témoignage

Autres informations / 09.03.2008

Bruxelles : un nouveau témoignage

Courrier.

Corine Barande-Barbe a voulu à son tour prendre position suite à l’événement de

jeudi à Bruxelles. L’élue socioprofessionnelle nous a livré sa vision du débat.

BRUXELLES,

POINT D’ÉTAPE : « POUR GAGNER CETTE COURSE, NOUS AVONS LE MEILLEUR CHEVAL ! »

Y

a-t-il plusieurs façons d’aborder le dossier Bruxelles : La bonne et la mauvaise

?

La

plus constructive me paraît une démarche « Européenne » ! C’est clairement la

seule qui peut protéger notre filière et celles de nos voisins.

Dans

cet esprit on ne peut pas être déçu de la motion commune. Si succincte

soit-elle, elle est la première pierre d’une construction entièrement inédite

qui pèsera sur l’avenir des courses en Europe.

Les

français ont du mal avec l’idée de l’Europe qui les séduit tout en leur faisant

peur.

Je

vous invite à publier dans vos pages les déclarations de Monsieur Jacques

Toubon : Elles sont extrêmement instructives sur le fonctionnement Européen !

La connaissance de ce cadre est indispensable à la compréhension des événements,

en particulier des travaux du Groupe des socioprofessionnels français entre eux,

puis avec les socioprofessionnels européens.

 

Il

ne s’agit pas d’un bras de fer entre la France et l’Angleterre… L’Europe se

compose de 27 pays : l’esprit de l’Union européenne est de rechercher la

meilleure pratique pour l’appliquer à tous les pays. Il va de soi que les

particularités de chaque pays rendent l’appréciation de la meilleure pratique

extrêmement délicate à déterminer ! D’où le rem- part du principe de

subsidiarité …

Sur

ce plan fondamental, ne sommes-nous pas convaincus que le système Mutuel est le

meilleur ?

Bien

sûr que si ! Et NOUS NE SOMMES PAS LES SEULS ! Alors pourquoi agir en isolés ?

 

Si

la France a été « attaquée » par la Commission Européenne, c’est à notre

gouvernement de répondre sur le plan défensif. Et pour démontrer que notre

système est le meilleur pour tous, peut-on imaginer se défendre sans dia- logue

préalable ?

A

ce stade, pour nous les acteurs, il serait contre-productif de nous draper dans

la peur ou la fureur en claquant les portes. Le rôle des « gens de terrains »

est de développer les arguments de la défense. De façon inédite et dans l’es-

prit « union européenne », nous avons choisis de réunir les parties prenantes.

Notre objectif : faire connaître notre filière et mettre en lumière notre

remarquable système au regard de ceux qui vont devoir trancher.

Pour

réussir notre démarche, nous devons rallier les autres européens.

Depuis

août dernier notre collectif de socioprofessionnels a beaucoup travaillé et dès

la conférence de presse d’octobre, il est apparu que notre système faisait l’admiration

et la convoitise de nos voisins. Qu’ils aient choisis de nous suivre et s’en

félicitent ou opté pour les bookmakers et vu disparaître leurs courses ; ou

qu’ils aient pu confronter les deux formules : Quel que soit le chemin

emprunté, il apparaît que les européens ont une inclination évidente pour le

système Mutuel.

 

La

vague médiatique européenne qui a suivi cette conférence de presse a mis en

évidence une méconnaissance évidente, (paradoxalement même en France) de la

notion de filière et des qualités fondamentales du mutualisme : Intégrité,

régularité, transparence, auto financement et retour aux acteurs qui produisent

le spectacle. Un fonctionnement qui donnent vie à un secteur agricole et éco-nomique

et protège les personnes à tous les niveaux. Un système fondé sur la

compétition et le sport et ne repose pas sur des personnes et des intérêts

privés. Un système enfin qui ne permet pas de s’enrichir en spéculant sur la

défaite d’un champion !

Notre

système, en plus d’assurer la pérennité de la filière française, participe

aujourd’hui de la survie de plusieurs de nos frontaliers. Il apparaît que

d’autres aimeraient s’y joindre pour retrouver leurs paradis perdus. N’est-ce

pas cela l’Europe ?

Si

dans les travées du parlement européen, un banquier suisse parle de l’émotion

des courses et érige notre PMU au rang de trésor à protéger … Nous sommes sur

la bonne voie et recueillons les fruits de nos travaux.

A

quoi servirait aujourd’hui de se demander pourquoi il a fallu cette crise pour

nous apprendre à faire le marketing de notre merveilleux outil de travail ? A

quoi bon discuter des détails des nouvelles méthodes ? Avançons, ensemble et la tête haute pour propager la bonne parole !

Puisque notre « Ecosystème » est le meilleur, nous devons continuer notre «

lobbying » et apporter l’éclairage indis-pensable sur les différences entre le

pari mutuel et le pari à  cote  fixe. 

Ces  différences  parlent 

d’elles  même. L’événement d’hier

est une étape : les députés et commissaires européens sont interpellés.

Les

arguments des bookmakers semblent difficiles à rete- nir : Comment ignorer les

scandales et les doutes récurrents qui agitent l’actualité ? Comment prétendre

que tout va bien dans un pays symbole de la culture cheval et courses, mais où

les encouragements baissent régulière- ment, jusqu’à transformer les

propriétaires en mécènes potentiels ?

N’est-il

pas clair que l’ouverture en France représente pour des prédateurs une manne de

joueurs à entreprendre et à éventuellement détourner vers d’autres jeux qui ne

repo- sent sur aucune filière ?

Une

manne qui serait livrée à toutes les addictions et pourquoi pas à des paris sur

des courses virtuelles ?

 

Les

leçons du passé : Ailleurs qu’en Europe, le chemin a déjà été parcouru, après

des tentatives diverse,  80% des enjeux

mondiaux sont aujourd’hui le fait du pari mutuel. Si elle est désormais

parfaitement informée, comment la Commission Européenne pourrait-elle permettre

la destruction d’un équilibre social et économique au nom d’une ouverture

incontrôlable ?

 

Suis-je

un peu rêveuse, mais sinon comment continuer ce métier impossible et

passionnant ? Je fais confiance à l’Europe pour défendre le système qui

défendra les européens. Et je crois à l’avenir d’un EuroEcoSytème Mutuel…