Grande-bretagne

Autres informations / 19.05.2008

Grande-bretagne

 

La Grande-Bretagne veut

changer l’image des Courses

Selon

des informations rapportées dans un article récent du Daily Mail, des projets « révolutionnaires »

devraient être discutés dans les prochaines semaines entre les champs de

courses de Newmarket, d'Ascot et de York, à l'initiative de la chaîne Racing

UK. L'idée générale qui sera débattue consiste à transférer le samedi la

plupart des grandes épreuves de plat disputées sur ces hippodromes, dans le but

avoué de mieux diffuser et populariser ces événements sportifs majeurs. Ces

transformations semblent correspondre aux vœux politiques exprimés par Nic

Coward, le Directeur exécutif du British Horseracing Authority, qui trouvait

que le Plat anglais avait du mal à rencontrer son public à l'inverse de

l'Obstacle, bien mieux médiatisé selon lui.

Simon

Bazalgette, le Président exécutif de Racing UK, a précisé que « le problème des courses anglaises n'est pas

celui de leur présence télévisuelle mais celui de la façon dont elles sont montrées

et perçues par les spectateurs. En un mot, il faut désormais être efficace et

développer un autre modèle de communication et de diffusion pour les courses

plates. Il apparaît que les courses ont très peu évolué alors que tous les

autres sports concurrents connaissent de vraies mutations avec le but de gagner

de l'audience et surtout un public un peu plus jeune. Les courses doivent

« parler » autrement et c'est l'enjeu déterminant des réformes que

nous souhaitons obtenir des autorités hippiques ».

On

devrait donc avoir des nouvelles dans les prochaines semaines sur la façon dont

les courses anglaises, sous la poigne de Nic Coward, et avec le concours des

chaînes de télévision, entendent se transformer pour aller à la rencontre d'un

public élargi et rajeuni. Dans tous les pays, dont la France bien sûr, la

société civile, et les gens qui la composent, changent considérablement alors

que les courses ont tendance à se reproduire dans le cadre d'un schéma

conservateur. Ce hiatus est ressenti aux USA, en Asie et dans toute l'Europe,

où les courses de chevaux ont du mal à se développer, et où elles perdent même

des parts de marché.

Le

défi est global, il concerne tous les pays de l'hippisme, et les nouveaux

dirigeants anglais, pourtant dépositaires de la tradition, posent les bonnes

questions. Il faut souhaiter que ce climat propice aux innovations majeures ne

laissera pas les organisateurs français, dont France Galop, insensibles aux

sirènes et aux exigences du changement de l'image des courses.