Disparition de kahyasi : une grande perte

Autres informations / 13.06.2008

Disparition de kahyasi : une grande perte

Depuis une semaine, Kahyasi (Ile de Bourbon) ne se levait

plus, très handicapé par une tumeur sur la dernière phalange d’un postérieur.

Et jeudi, il a fallu le soulager définitivement. L’étalon des Aga Khan Studs a

été euthanasié, à l’âge de 23 ans.

Jusqu’au bout, il aura montré son très bon tempérament, en

saillissant encore trente-deux juments, presque toutes pleines. Georges Rimaud,

directeur des Aga Khan Studs, nous a déclaré : « Malheureusement, nous avons

été obligés de mettre fin à ses douleurs. (…) C’était un père de mères de

premier ordre. Nous avons d’ailleurs conservé bon nombre de ses filles. (…)

Depuis son arrivée en France en 2001, à la réouverture des haras de l’Aga Khan

en France, il avait été supporté très fermement par les éleveurs français, qui

avaient pu apprécier ses qualités éclectiques. »

Etalon confirmé et modèle de régularité, Kahyasi était en effet

l’éclectisme par excellence.

 

DISPARITION DE KAHYASI…

Il a produit cinq gagnants de Gr1 en plat, Vereva, Zainta,

Enzeli, Choc Ice, Khalkevi et plus de quarante gagnants de Stakes.

En 2007, ses meilleures représentantes furent les pouliches

Pearl Sky, gagnante du Gr3 Prix Exbury, et Varevees, gagnante du Gr3 Prix

Gladiateur et 2e du Gr1 Prix du Cadran. Kahyasi a également produit

d’excellents chevaux d’obstacle tels Kasbah Bliss (2e du Gr1 World Hurdle à

Cheltenham cette année), Karasi qui a remporté trois années de suite le

Nakayama Grand Jump (Gr1), ou encore Top of the Sky, gagnant du Gr1 Prix

Maurice Gillois à Auteuil en 2007. Il est également un père de mère

exceptionnel, étant père de mère de sept gagnants de Gr1 dont l’invaincue

Zarkava, auteur du rarissime doublé Poule d’Essai-Prix de Diane en 2008.

Kahyasi est également le père de l’exceptionnelle poulinière

Hasili, mère de Banks Hill, Intercontinental, Heat Haze, Dansili et Cacique.

Parmi les juments saillies en cette dernière année, se

trouve Marital Bliss, qui a déjà donné le champion Kasbah Bliss avec Kahyasi

(ainsi qu’un yearling et un foal).

François Doumen, son entraîneur et co-éleveur en association

avec Henri de Pracomtal, était un des supporters de Kahyasi. Pour nous, il a

réagi à cette disparition : « On le regrettera beaucoup. Tous les ans, le haras

d’Ecouves lui envoyait une ou deux juments et cela nous a bien réussi, en plat

comme en obstacle. C’était une valeur sûre. Il faisait des chevaux de son

modèle, parfois un peu petits pour l’obstacle, même si Kasbah Bliss avait bien

grandi par la suite. Il transmettait à ses poulains un très bon tempérament et

l’envie de gagner. Il faisait des poulains sains, qui connaissaient rarement

des problèmes de jambes et étaient finalement assez harmonieux. »

Vendredi, trois produits de Kahyasi ont gagné : à Auteuil,

au Lion d'Angers et à Lyon-Parilly. Sur les pistes, l'hommage est loin d'être

terminé...