Fallon sur le bon chemin

Autres informations / 12.06.2008

Fallon sur le bon chemin

Le

jockey Kieren Fallon s’est confié longuement dans le cadre d’un article paru la

veille du Derby d’Epsom, vendredi 6 juin, dans les colonnes du quotidien

britannique The Independent. Signé Chris McGrath, l’article est intitulé « Mon retour n’est qu’une question de

temps », citant une réflexion du jockey, âgé de 43 ans. Mis à pied

pour dix-huit mois jusqu’au mois d’août l’an prochain pour contrôlé positif

l’été dernier à Deauville, quelques heures seulement après avoir obtenu un non

lieu longuement attendu dans un procès pour courses soi disant truquées, Kieren

Fallon dit avoir été victime d’une dépression. Paradoxalement, sa lourde

sanction lui aurait permis de s’en sortir : « Si j’avais recommencé à monter immédiatement après le procès, a-t-il

confié, j’aurais tout fichu en l’air. Vu

l’état d’esprit dans lequel je me trouvais, j’aurais monté n’importe comment,

je me serais vu fini et j’aurais remballé. Je n’avais envie de rien. Quand vous

êtes dépressif, vous n’avez pas envie de sortir du lit, vous évitez les gens,

vous ne voulez rien faire. La dépression, c’est vraiment terrible. Et plus ça

dure, pire ça devient. »

Selon

l’ex-pilote des chevaux de Ballydoyle, qui monte aujourd’hui plusieurs matins

par semaine chez Michael Stoute, alias « Stoutey », son séjour en

mars dernier dans une clinique Betty Ford aux Etats-Unis lui a permis de se

reprendre. « Je suis allé là-bas

parce que je n’étais pas dans le bon état d’esprit pour affronter tout ça, poursuit-il

dans l’article. Ce fut du meilleur effet.

Une fois là-bas, l’envie de monter à cheval est revenue, et je n’attendais plus

que ça. Alors qu’avant mon séjour, je doutais beaucoup de vouloir encore faire

ce métier. Aujourd’hui, je suis heureux d’aller travailler tous les jours, de

me lever à 6 heures du matin. Et le reste suivra, vous savez… Mon retour

n’est qu’une question de temps. Je ne sais rien faire d’autre. »

« Dans

les pires moments de ma vie, j’essaye de penser à d’autres personnes, à tous

ces gens qui ont faim en Afrique, par exemple. Ils n’ont nulle part où aller.

Ils sont coincés. Il y a tant de choses que je peux encore faire, tellement

d’endroits où je peux aller. Ce ne sera pas long. Je suis chanceux et je le

serai encore. Pour le moment, je suis seulement sur le banc de touche », termine

le jockey, qui souhaite reprendre sa carrière aux États-Unis, au moins pour

l’hiver, après son retour, en août 2009.