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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Christophe soumillon au grand journal de canal+ :

Autres informations / 07.10.2008

Christophe soumillon au grand journal de canal+ :

 « C’EST

MéTIER Où IL FAUT AVOIR L’AMOUR DE L’ANIMAL »

C’est avec une voix quelque peu fatiguée que Christophe

Soumillon est intervenu dans le Grand journal de Canal+, lundi soir. L’émission

était éclectique à souhait – à la base du concept – avec comme autre invité de

marque le scénariste belge – comme Christophe – Jean van Hamme, à l’origine des

plus grands succès de la BD

contemporaine : XIII, Largo Winch, Thorgal, Les Maîtres de l’Orge, etc.

Accompagné de sa femme Sophie Thalmann, le

jockey a répondu aux interrogations de Michel Denisot, une des figures du petit

écran les plus le plus impliquées dans les courses sur sa victoire avec Zarkava

dans le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. Il a en particulier expliqué comment

il avait vécu le matin de la course. « Le

matin, je me suis levé et il pleuvait beaucoup. Je craignais alors un peu pour

Zarkava qui préfère les pistes assez rapides. Mais une fois dans la voiture, ma

fille, Charlie, m’a dit : « Tu vas gagner aujourd’hui papa ». Je

lui ai alors demandé avec qui et elle m’a répondu : « avec Zarkava ».

Cela m’a mis en confiance. C’était bon signe. Ensuite la course a été un peu

bizarre. Un peu comme une course de stock-car. Mais j’avais demandé au Prince

si je pouvais monter la pouliche comme je voulais et il m’a laissé carte

blanche. Je l’ai alors montée comme si c’était la mienne, sans pression, et

cela s’est bien passé. J’ai pu avoir une course limpide, alors que plusieurs

concurrents ont été gênés en dedans. »

Quand on lui demande dans quel état d’esprit, il

a abordé une course aussi importante et notamment si les enjeux financiers

étaient présents à son esprit au moment du départ, le jockey a été très clair :

« Si on ne pense qu’au côté

financier, on va forcément faire des erreurs. D’un point de vue personnel, il

faut courir plutôt dans l’optique d’améliorer son palmarès. Cette épreuve est

vraiment très importante. C’est comme gagner la Champions’ League pour

un footballeur. »

Pour conclure, Christophe Soumillon est revenu

sur le métier de jockey. Un métier fait de contraintes mais surtout de très bons

moments : « Le problème est

surtout lié au poids. Hier soir, nous avons fêté la victoire et aujourd’hui je

n’ai mangé que du raisin... Mais à côté de cela, je voyage beaucoup et j’ai la

chance de faire ce que j’aime, au plein air. C’est un métier pour lequel il

faut avoir l’amour de l’animal, ce qui est bien sûr mon cas. Alors, les

contraintes journalières sont vite oubliées. »