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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Assemblée générale : le présent et l’avenir de l’élevage

Autres informations / 15.11.2008

Assemblée générale : le présent et l’avenir de l’élevage

En fin d’après-midi, quelques heures avant la grande soirée

Asselco [lire JDG d’hier], l’assemblée générale a permis de dresser un

véritable précis des sujets d’actualité dans le domaine de l’élevage. Avec

également une bonne part de prospective sur les thèmes essentiels. Des

intervenants extérieurs sont venus apporter des éclairages aux différents

éleveurs présents. Il s’agit de Bernard Ferrand, Président du Syndicat des

éleveurs, Patrice Renaudin, Directeur du même syndicat, Eric Hoyeau, Président

d’Arqana, Guy Blasco, représentant d’Osarus.

 

Sur les sujets

sanitaires, Roger Simon, vice-président de l’Asselco et vétérinaire de son

état, a abordé quelques thèmes sensibles :

§  le

rappel de la vaccination obligatoire de la rhinopneumonie. Roger Simon

encourage la vaccination des poulinières en gestation comme d’ailleurs les

protocoles de deux laboratoires l’autorisent. Il a, par ailleurs, rapporté avec

satisfaction qu’il n’y avait eu de crises majeures récentes.

§  Le

domaine de compétence des éleveurs. Un débat a actuellement lieu sur le domaine

possible d’intervention de chaque éleveur, avec en filigrane les problèmes de

responsabilités d’un professionnel de l’élevage par rapport à son client,

propriétaire de la jument. Les pratiques concernées sont, ici, très

vastes : l’éleveur peut-il pouliner pour autrui ? Peut-il faire des piqûres,

en particulier d’antibiotiques, dont certaines entraînent – de manière très

exceptionnelle – des chocs anaphylactiques ? Faire des échographies (cas

cantonnés à quelques étalonniers) ? A la marge, les interventions des

dentistes équins sont-elles possibles ?

Roger Simon a rappelé qu’un tel

débat a actuellement lieu au sein du Gesca et donne lieu à une bataille entre

l’Ordre des vétérinaires et les représentants du Trot. Il a proposé, si les

débats n’aboutissent pas rapidement, de prendre contact directement avec

l’Ordre des vétérinaires et d’entamer un travail sur ces sujets sensibles. Il

s’agirait de trouver une voie médiane entre le Syndicat des Eleveurs et l’Ordre

des vétérinaires.

 

Sur les dossiers administratifs,

Patrice Renaudin a fait état des grands sujets d’actualité :

  • Le

    surpoids des véhicules. Le syndicat a demandé à l’Administration une

    autorisation de 20% sur les véhicules de 3,5 tonnes. Cette demande a été

    refusée.

  • L’autorisation

    de transport des équidés. Il est rappelé qu’un possesseur d’une

    autorisation de convoyeur doit être présent pour chaque transport d’un

    cheval. Cette autorisation administrative est donnée sur simple demande

    jusqu’au 31/12. Ensuite, il faudra se soumettre à un examen…

  • Le

    problème de l’équarrissage : des négociations sont en cours pour

    réduire le prix de l’enlèvement des animaux morts. Pour les chevaux, il

    est maintenant supérieur à 200€ la tonne.

  • La TVA à 5,5%. Patrice

    Renaudin insiste sur le fait que le cheval doit rester dans le cercle des

    animaux de consommations qui autorise l’application de la TVA à 5,5%. Pourtant des

    mouvements actuels essaient de le faire passer en animal sensible, proche

    d’un statut d’animal de compagnie. Cette classification serait très

    dangereuse et ferait tomber la

    TVA à 5,5%...

 

Sur l’Europe et

l’ouverture du marché des jeux, Bernard Ferrand a fait un point complet.

Préalable : l’ouverture du marché européen des jeux par

la Commission Européenne

ne concerne que les paris pris par internet. Aujourd’hui, ce mode ne concerne

que 5% du chiffre d’affaires du PMU et devrait évoluer vers 20% dans quatre ou

cinq ans.

Bernard Ferrand informe dès le début que « ce dossier

ne verra pas son application avec 2010 en raison de la crise actuelle. C’est un

dossier difficile en raison de la multitude des questions. Le syndicat des

éleveurs est le leader dans le domaine. »

Rappel des actions passées : rencontres avec Eric

Woerth et Michel Barnier, ministres de tutelle / campagne de lobbying jusqu’à

une conférence d’information au Parlement européen / campagne de

sensibilisation auprès de tous les parlementaires français.

Aujourd’hui, deux points essentiels sont acquis. Il

s’agissait de points non-négociables :

  • Le

    retour à la filière des nouveaux opérateurs qui entreraient sur le marché

    des courses,

  • La

    garantie du système pari mutuel (le pari à cote fixe est un encouragement

    à la tricherie).

Ce qu’il reste à définir, sachant qu’une loi complexe est en

cours d’écriture avec des dimensions fiscales importantes :

§  Le

statut des intervenants étrangers,

§  Le

taux de retour à la filière et la base de calcul : le chiffre d’affaires

ou une marge après le retour aux joueurs (le chiffre d’affaire est préférable)

§  La

création d’une haute autorité dans laquelle l’institution des courses et les

socioprofessionnels doivent être représentés.

Par ailleurs, les questions stratégiques sur le transfert

possible des paris hippiques vers les autres paris sportifs doivent être

clairement posées. L’institution et le PMU doivent-ils rester 100% courses avec

le risque de s’isoler ou doivent-ils proposer également une offre complète de

paris sportifs qui permettraient d’attirer de nouveaux joueurs vers les paris

hippiques. Si ce dernier cas est validé, sous quelle bannière ? Pour

Bernard Ferrand, ce dossier d’ouverture des prises de paris peut être

finalement une chance exceptionnelle de développement.

« Il existe sur ce dossier une entente parfaite entre

le trot et le galop. Nous mènerons ce dossier à son terme. Le rôle d’Hubert

Monzat, Directeur de France et conseiller du Ministre sur ce dossier est aussi

un atout important.

 

[suite et fin demain]