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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Bertrand gouin : « réjouissons-nous : cette année, en france, nous avons beaucoup de jeunes et bons étalons. »

Autres informations / 21.11.2008

Bertrand gouin : « réjouissons-nous : cette année, en france, nous avons beaucoup de jeunes et bons étalons. »

 

Le Haras de Lonray, animé    par Bertrand Gouin, connaît d’importants changements en cette nouvelle saison d’élevage. Majorien (Machiavellian) a fait son entrée au haras, où il sera bientôt rejoint par Spirit One (Anabaa Blue).

A l’inverse, Reinamixa (Linamix), la mère de Natagora, passera en ventes à Arqana Décembre…

 

Jour de Galop. – Le Haras accueillera Spirit One en 2009. Comment avez-vous accueilli la nouvelle ?

 

 

Bertrand Gouin. – L’arrivée de Spirit One représente une double satisfaction. Il y a évidemment un côté affectif car il est né et a été élevé au Haras de Lonray. Ses propriétaires, Kamel et Bouzid Chehboub, m’avaient toujours laissé entendre que si Spirit One devait faire sa carrière d’étalon en France, le Haras de Lonray serait prioritaire. Je les remercie vivement de leur confiance renouvelée. Spirit One a été, selon moi, le meilleur 2ans en France en 2006, en finissant à une tête de Mount Nelson dans le Critérium International (Gr1). Sa saison de 3ans a été un petit peu moins bonne, car il avait fait une année importante à 2ans. Mais il est tout de même deuxième du Prix Noailles (Gr2).

Et puis bien sûr, cette année, il a remporté l’Arlington Million (Gr1), l’une des plus belles épreuves sur gazon aux Etats-Unis. Il faut féliciter ses propriétaires, car ils auraient tout aussi bien pu décider de le laisser aux Etats-Unis pour sa carrière d’étalon. Mais ils ont choisi la France et surtout, ils ont décidé de l’arrêter alors qu’il aurait pu leur offrir une autre saison sur les hippodromes. Tout comme pour Majorien, j’ai déjà quelques demandes pour les saillies de Spirit One.

 

Pensez-vous que Spirit One va bien fonctionner au haras ?

 

Spirit One représente tout ce qu’un éleveur recherche. Il a montré qu’il était précoce, qu’il avait le modèle et la longévité. Il présente des caractéristiques très intéressantes. Dans sa globalité, l’élevage français n’a aucun complexe à avoir. Nous avons beaucoup de jeunes et bons étalons cette année sur le marché. Tout le monde y croit beaucoup. C’est une très bonne chose que des chevaux ayant brillé à l’étranger dans les plus belles courses restent ou viennent en France.

On pense évidemment, en dehors de Spirit One, à Literato, à Astronomer Royal... Il y a également de beaux ambassadeurs de l’élevage français à l’étranger avec Doctor Dino, issu de Muhthatir, ou Marchand d’Or, un fils de Marchand de Sable. L’élevage français est vivant, très présent sur la scène internationale.

 

 

 

 

 

On parle des arrivées, mais il y a aussi les départs. A ce sujet, vous vous séparez de Reinamixa, la mère de Natagora. Pourquoi vendre une jument aussi emblématique ?

 

Il faut vendre lorsque l’on pense que le moment est opportun. Et même si Natagora devrait normalement poursuivre sa carrière de course plutôt que d’être vendue cette année, cela ne change rien à la décision que l’on a prise avec Georges Duca, son éleveur et co-propriétaire. Nous vendons dans un souci d’élevage : il faut vendre pour pouvoir réinvestir.

 

Comment situez-vous Reinamixa au sein de la vente de Décembre Arqana ?

 

Reinamixa fait partie des numéros les plus intéressants. Cette année, le niveau est très relevé. Les ventes françaises se positionnent à un très haut niveau. Reinamixa a, en effet, un très joli pedigree. Elle est par Linamix et sa famille maternelle provient de l’élevage Lagardère. Ses produits ont de la taille et une belle action. De plus, Reinamixa sera vendue pleine d’Anabaa, l’un des meilleurs étalons en France.

 

Outre Majorien (2200€) et Spirit One (7500€), les prix de saillie des étalons du Haras de Lonray seront communiqués prochainement. Il s’agit d’Agnes Kamikaze, de Samson Happy, de Cléty et de Great Journey.