Monoalco, recherche premier groupe 1 déséspément

Autres informations / 08.11.2008

Monoalco, recherche premier groupe 1 déséspément

Samedi 8 novembre, Auteuil. Depuis

deux ans, Monoalco (Dom Alco) met

toujours tout son cœur dans la bataille. Il est devenu le fer de lance de

l’écurie « Peltier », mais une chose, la plus belle, lui a toujours

échappé : une victoire de Gr1. Une victoire qu’il mérite tant. L’occasion

lui est une nouvelle fois donnée dans le Grand Prix d’Automne où ses tombeurs

du printemps dans la Grande Course

de Haies d’Auteuil (Gr1), Œil du Maître

(Robin de Champs) et Mid Dancer (Midyan), ne seront pas

présents. A cela, s’ajoutent deux autres paramètres favorables : il est en

forme ascendante et l’automne lui réussit davantage que la chaleur du printemps.

C’est donc le Jour J pour l’AQPS alezan qui pourrait offrir une première

victoire de Gr1 à son entraîneur et propriétaire.

 

 

Philippe Peltier, dans la cour des plus grands

Entraîneur depuis seize ans,

Philippe Peltier tutoie les sommets depuis deux ans grâce à Monoalco avec

lequel il a remporté deux Gr2 et un Gr3, cette année à Auteuil. L’an dernier,

le Grand Prix d’Automne lui a échappé de peu. Monoalco prenait la deuxième place

derrière Zaiyad (Sadler’s Wells),

roi d’Auteuil sur les haies des dernières saisons. Deuxième pour sa rentrée

dans le Prix Carmarthen (Gr3), le 12 octobre, en rendant du poids à ses

adversaires, Monoalco arrive ici avec une fraîcheur certaine. L’absence du

lauréat de cette préparatoire, Grande

Haya (Solid Illusion), est aussi un paramètre important qui ne peut que

faciliter la réussite dans la quête du premier Gr1 de Monoalco. Aux côtés de ce

dernier, Philippe Peltier entraîne le 4ans Qocq

Corricco (Robin de Champs), un autre cheval de grande qualité, titulaire

d’une JDG Jumping Star, qui court également sous

ses couleurs. Encore immature, Qocq Corricco possède une marge de progression

laissant entrevoir de très beaux jours devant lui. Il devrait être au départ du

Prix Morgex (Gr3, le 30/11).

 

« Les Balanda », la belle opposition

Jehan Bertran de Balanda est un des

entraîneurs les plus actifs en région parisienne. A Auteuil, il ne rate que

rarement les grands rendez-vous et cette année il possède trois chevaux

capables de courir le Grand Prix d’Automne qu’il a remporté en 2000 avec Le Sauvignon (Morespeed). Son petit

frère sera d’ailleurs en piste. Vitray

(Morespeed), septième du Prix Carmarthen (Gr3), la dernière préparatoire, s’est

montré peu appliqué dans ses sauts. Il est nettement rallongé dans ce Grand

Prix d’Automne. Les deux autres candidats de l’entraîneur mansonnien

présentent, sur le papier, des chances supérieures. Lycaon de Vauzelle (Vidéo Rock) et Cerilly (Sassanian), 11ans, constituent en effet un tandem de

premier choix mais soulèvent aussi des questions importantes pour chacun. Comme

point commun, ils ont connu un arrêt de carrière et ont été repris pour

l’automne. Lycaon de Vauzelle reste sur une quatrième place dans le Prix Claude

Le Lorrain, tandis que Cerilly s’est placé troisième du Grand Steeple d’Enghien

(Gr2). Le premier ne semble plus avoir tout à fait la foi à Auteuil comme en 2005

et 2006. A

cette époque, il avait emporté la Grande Course de Haies d’Auteuil (Gr1) et

collectionné les meilleurs accessits. Quant au second, avec les années, il est

devenu un spécialiste d’Enghien et ne s’est jamais imposé au niveau Groupe dans

le temple de l’obstacle.

 

Coralhasi, le nouveau venu

Si tous les chevaux précités n’en

sont pas à leur première saison au niveau Groupe, Coralhasi (Kahyasi) est un

nouveau venu. Formé dans les handicaps, le pensionnaire de Jean-Paul Gallorini

a fait une entré fracassante parmi les meilleurs de l’automne en remportant le

Prix de Compiègne (Gr3). Au départ de la deuxième épreuve préparatoire, le Prix

Carmarthen (Gr3), il a fini très loin de ses rivaux en prenant la sixième

place. Mais il a une véritable excuse à faire valoir. « Il a été très gêné et Nathalie Dessoutter [son pilote, ndlr] a

même été en faire part aux commissaires, nous a déclaré Jean-Paul Gallorini.

Cet incident, qui a bien failli faire tomber Nathalie, l’a totalement mis hors

course. Maintenant, pour samedi, je pense que la distance et le terrain lui

iront très bien. J’en attends une bonne performance. Il est à sa place dans

cette épreuve et dans ce lot. » Par ailleurs, Jean-Paul Gallorini nous

a donné des nouvelles d’Oeil du Maître, lauréat au printemps de la Grande Course de Haies : «Œil du Maître était très affûté lors de sa

victoire au printemps, nous lui avons donc laisser le temps de reprendre de l’état

et du poids. Mais il s’est fait une douleur à une jambe et ne sera donc plus

revu cette année. Par contre, il sera de nouveau présent l’an prochain. » 

 

Le challenge de Drôle de Drame

Drôle de Drame (Munir) fait état d’un palmarès

de premier plan. Après avoir couru dans les épreuves à réclamer, cette jument

de 5ans a remporté le Prix Georges de Talhouët-Roy (Gr2) en 2006 et n’a plus

quitté, depuis, les épreuves de Groupe en haies comme en steeple. Troisième

consécutivement des Prix de Compiègne (Gr3) et Carmarthen (Gr3), c’est une des

plus légitimes pour l’accession au trône. Seule femelle du lot, elle est face à

un challenge difficile. Il faut remonter à 1995 pour retrouver une jument au

palmarès de ce Grand Prix d’Automne, avec Topkar

(Arokar).

Shinco du Berlais

(Indian River) est devenu, en 2008, très inconstant. Pourtant, il vient de

signer sa meilleure performance de l’année dans le Prix Carmarthen (Gr3) :

quatrième, il n’a concédé qu’une tête à… Drôle de Drame. Sur cette seule

performance, il a le droit d’émettre quelques prétentions. Autre pensionnaire

de Robert Collet, Bamarok (Loup

Solitaire) a un profil bien différent. Il a sillonné Paris et la province dans

des handicaps en haies et est monté sur le podium, à chaque fois, depuis le

mois de juin. Il reste sur une belle victoire à Auteuil dans un handicap de

bonne composition. Septième de la Grande Course de Haies du Printemps (Gr3) en

2005, il n’a pas remis les pieds

dans une épreuve de Groupe depuis cette date et effectue donc un sérieux saut

dans l’inconnu.