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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Claude pelsy parle des « airy »

Autres informations / 13.12.2008

Claude pelsy parle des « airy »

CLAUDE PELSY PARLE

DES « AIRY »

Ce samedi à Pau, l’élevage d’Airy aura huit partants au

cours de la réunion, dont sept dans les épreuves pour A.Q.P.S. de 3ans. Claude

Pelsy, à la base de cet élevage à la réputation dorénavant bien installée, nous

a expli-qué l’alpha et l’oméga de sa politique d’élevage. Comment vous est

venue la passion des chevaux et des courses ?

J’ai une formation de juriste et de droit économique.

Lorsque j’ai commencé, je me suis donné trois ans pour réussir dans l’élevage.

Mais il faut savoir que je montais depuis ma jeunesse. Mon côté universitaire,

en écono-mie, a fait que je me suis intéressé aux courses. J’y avais fait le

constat qu’on pouvait rentrer dans son argent. A mes débuts, j’ai été

entraîneur. Et ce pendant quinze ans. J’ai alors eu la chance de côtoyer André

Adèle. En 1987, j’ai arrêté cette activité pour devenir ostéopathe, après avoir

fait une école. Aujourd’hui, je pratique la restauration fonctionnelle des

humains comme des animaux.

Où êtes-vous installé et quelle est votre poli-tique

d’élevage ?

Je suis installé à côté de Verdun, mais je suis souvent en

déplacement. Ma politique d’élevage est basée sur des étalons que je choisis au

"feeling", mais c’est for-cément un concours de circonstances. Il y a

des choses que je sens. Généralement, je choisis des étalons situés à

proximité, car j’ai rencontré des problèmes lorsque j’ai envoyé mes juments

dans des haras relativement éloignés. Elles ne "remplissaient " pas

assez à mon goût.

Chez un étalon, je cherche principalement du modèle, du

cadre, un bon caractère et de la classe. Je cherche aussi des grands chevaux

pas lourds avec de bons aplombs. Anzillero (Law Society) est chez moi depuis

deux ans. Il m’apporte ces qualités, d’autant qu’il est de la famille

d’Allegretta (Lombard), qui a donné des produits fantastiques (à l’origine

d’Urban Sea, King’s Best, etc.). Ses premiers poulains sont magnifiques. Quand

je fais souvent confiance à des étalons, je leur mets un grand nombre de

juments. Ce fut le cas pour Cachet Noir (Theatrical), par exemple, ou Marasali

(Tennyson) à qui j’ai mis toutes mes juments, alors que personne n’y croyait.

Je crois d’ailleurs que lors de sa dernière saison, j’ai dû lui mettre seize

juments sur les vint et une qu’il a saillies.

Avez-vous des accords avec des propriétaires ou des

entraîneurs ?

J’ai un accord plus que moral avec Jacques Ortet, que j’ai

rencontré par l’intermédiaire de René Cherruau. Cela fait vingt ans que je

travaille avec lui. On ne change pas une équipe qui gagne ! J’ai mes couleurs

personnelles, mais je suis vendeur et je loue la carrière de course des

pouliches que je souhaite garder pour l’élevage.

Quels sont vos meilleurs souvenirs ?

Mes premiers classiques, mon premier gagnant à Auteuil, et

aussi le Prix de Lacq, en 2007 à Pau, quand mes cinq élèves ont pris les cinq

premières places.