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Jour de Galop

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David smaga : « mon pere spirituel »

Autres informations / 22.12.2008

David smaga : « mon pere spirituel »

 

David

Smaga est entré comme assistant chez Maurice Zilber en 1974, après des études à

l'Université de Paris X où il obtint son diplôme de Sciences Economiques. Et

David aime à rappeler que cela devait arriver puisque la 1re

victoire de Maurice Zilber comme entraîneur en Egypte l'a été pour Gaby Smaga,

le père de David.

 

Et cette conjoncture fut magique

car l'année 1976 fut la grande année du doublé Youth (Jockey Club) / Empery (Derby

d'Epsom) à laquelle participa pleinement David en compagnie de son alter ego de

l'époque, Claude Beniada. « J'ai

tout appris de Maurice durant ces quatre années d'assistanat, où il a tout été

pour moi : un patron, un maître, un professeur et …un deuxième père.

Quand

je me suis installé dans mon bout d'écurie, il m'a dit : « prends la

paille et la nourriture ici, et tu me rembourseras plus tard, quand cela

marchera bien pour toi. » Grâce à ses conseils quotidiens ça a bien

marché, j'ai bien monté mon écurie, et quand j'ai voulu le rembourser, il n'a

jamais accepté. »

Pour caractériser l'immense

personnage qu'était Maurice Zilber, David Smaga raconte une anecdote pleine de

malice et de générosité : « Je

m'installe entraîneur en 1978 et je suis évidemment à la recherche de

propriétaires. Je suis un matin dans le bureau de Maurice quand il reçoit un

mail de A.W. Stollery, un important propriétaire canadien, qui lui demande s'il

accepterait d'entraîner pour lui, ou dans la négative s'il connaissait

quelqu'un de capable qu'il recommanderait. J'insiste auprès de Maurice pour

qu'il me recommande, sachant que son écurie était alors pleine. Il me dit :

« laisse-moi faire », énigmatique. Je revois après la réponse de

Maurice où il annonce à Stollery qu'il peut envoyer ses chevaux ! Contrarié, je

vais voir Maurice en lui disant que ce n'est pas sympa de sa part. Il sourit et

me dit : « Tu es un naïf. Si je dis à Stollery de t'envoyer les chevaux,

il t'en enverra au plus un ou deux, si je lui dit de tout m'envoyer, ils

viendront tous et je lui dirai que je les entraîne avec les miens, mais que je

les mets sous ton nom pour te lancer. » Effectivement, un mois plus tard

le lot de A.W. Stollery arriva chez moi, et je pu ainsi gagner le Grand Prix de

Deauville avec Glenorum qui lui appartenait. C'est ça Zilber, confirme

David, un homme hyper généreux qui se

débrouille pour ses protégés. »

 

Je l'ai aimé comme un père sans

discontinuité, et il venait dîner chez moi au moins deux fois par semaine, en

commençant par son traditionnel whisky. Je continuerai à remplir son verre

pendant longtemps encore…