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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Deauville limite la casse à -27,5%

Autres informations / 09.12.2008

Deauville limite la casse à -27,5%

BILAN DE LA VENTE D’ÉLEVAGE

 

Si le marché français des pouliches, poulinières et foals n’a pas été épargné par la tendance baissière observée sur les marchés internationaux depuis le mois de novembre, il a néanmoins fait montre d’une résistance intéressante.

 

Le chiffre d’affaires sur l’ensemble de la vente 2008 est certes en baisse par comparaison avec la vacation 2007 qui comptait une journée supplémentaire, mais cette baisse de 27,50% est d’une ampleur nettement plus mesurée que sur les autres marchés. Il est regrettable de baisser, mais c’est le meilleur résultat pour une vente d’élevage en 2008 dans le monde.

En outre le pourcentage de vendus, loin de régresser comme ce fut le cas à de nombreuses autres ventes, pro- gresse nettement pour passer de 64% à 70%. Cet excellent chiffre est indicateur d’un marché sain à deux titres : il témoigne d’une part d’une confiance moins enta- mée que dans d’autres pays, d’autre part il est de bon augure pour l’avenir dans la mesure où les éleveurs qui ont pu vendre leurs juments et foals seront plus enclins à réin- vestir le moment venu.

L’offre haut de gamme continue de commander des prix élevés, ainsi que l’ont prouvé les 7 lots adjugés plus de €300,000 – ils étaient 8 l’année passée. Ce segment de marché se maintient donc remarquablement et confirme la position de Deauville comme un marché majeur pour les acheteurs internationaux à la recherche de juments de qualité.

L’élargissement de la base des acheteurs est d’ailleurs une autre très bonne performance de la vacation 2008. L’activité d’investisseurs venus de Turquie, d’Europe de l’Est ou du Bassin méditerranéen, en sus des pays traditionnellement représentés, a permis d’assurer un pourcentage de vendus élevé et relativement homogène sur toutes les strates du marché.

En revanche, le marché français n’a pas fait exception à l’amenuisement des débouchés pour les juments et foals au profil insuffisamment commercial, généralement constaté en cette période de contraction de la demande globale.

 

MEAUTRY N’EST PAS À VENDRE

Lundi,  aux  ventes,  le  bruit  courait  qu’Edouard  de Rothschild se préparait à vendre le haras familial de Meautry au Cheikh Mohamed al Maktoum. Nous avons joint le président de France Galop qui a fermement démenti cette rumeur, précisant qu’il était pour lui hors de question de se séparer du haras emblématique de la continuité familiale dans les courses.