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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Cagnes, entre turf et polytrack…

Autres informations / 20.01.2009

Cagnes, entre turf et polytrack…

Jeudi, les deux courses programmées

sur le turf de Cagnes-sur-Mer seront déplacées sur la Polytrack. Ce n’est pas

la première fois depuis le début du meeting de plat. Déjà, samedi, toutes les

courses – sauf celle préparant au Grand Prix – avaient été disputées sur la

piste artificielle à l’initiative des commissaires, après un échange de points

de vue entre l’Institution, les entraîneurs et leurs associations. Les

communiqués officiels parlaient de préserver la piste et de protéger la

sécurité des hommes et des chevaux.

A l’œil, tout le monde est

d’accord pour dire que la piste présente un aspect effroyable, avec de grandes surfaces

« pelées ». Sur 15 à 20

centimètres, le terrain est très humide mais relativement compacté. La surface

est partiellement dégradée et, par endroits, le chiendent a même recommencé à

pousser. Mais, paradoxalement, le turf serait dans son ensemble plus homogène

que les années précédentes, comme l’a par exemple constaté Dominique Bœuf. Il

est uniformément lourd, du moins à la corde, où les chevaux se sont pour

l’instant cantonnés. Et le turf cagnois ne sèche pas, malgré les épisodes

ensoleillés, par faute du manque de vent.

Cependant, les épreuves

prévues sur l’herbe aujourd’hui sont maintenues sur cette surface. On peut être

surpris par cette différence de traitement entre la journée de mardi et celle

de jeudi. Mais, en réalité, la décision n’est pas illogique.

France Galop et la S.C.C.A.

ont tenu à assumer leurs responsabilités d’« organisateurs », en respectant les

règles du jeu. En concertation avec nombre de professionnels présents sur

place, les deux sociétés considèrent qu’il ne serait pas juste, vis à vis des

entraîneurs, de changer la donne en changeant de surface. Certains chevaux

réussissent mieux sur le turf ; d’autres sur la Polytrack. Lundi, au moment où

il a été décidé de maintenir les courses de mardi sur l’herbe, les entraîneurs avaient

déjà déclaré

« partants » leurs chevaux –

en misant sur cette surface. Si les deux sociétés avaient opté pour la

Polytrack, elles auraient en quelque sorte désavantagé les professionnels.

Jeudi, le cas de figure est différent. Car, lundi, les déclarations de partants

n’étaient pas encore effectives.

Cela étant, France Galop et

la S.C.C.A. se réservent la possibilité de basculer les courses (de seize

partants et moins) sur le sable, si d’importantes pluies venaient à s’abattre

sur Cagnes dans la nuit de lundi à mardi – ce que Météo France envisage. Ce

basculement se ferait alors dans un souci de sécurité.

On le comprend, les sociétés

de courses sont prises entre leurs deux responsabilités vis à vis des

professionnels : celle de respecter les règles du jeu d’une part, et celle

d’assurer la sécurité des acteurs, jockeys et chevaux, d’autre part.