L’axe germano-français

Autres informations / 06.02.2009

L’axe germano-français

Dans le cadre de notre

enquête sur les entraîneurs étrangers venant courir en France, nous continuons

notre tour d'Europe avec cette fois l'Allemagne.

Depuis une dizaine d’années,

les noms des entraîneurs allemands sont de plus en plus présents sur nos

programmes. En regardant les résultats, on se rend compte que l’année 2008 aura

été un bon cru pour les concurrents d’outre-Rhin ayant fait le déplacement en

France. En tête du classement, on retrouve Werner Baltromei, stationné à

Mülheim, avec 28 gagnants pour 236 partants. L’entraîneur qui s’est révélé en France

avec Le Miracle (Monsun) réalise le plus grand nombre de ses gagnants en

France, rem-

portant « seulement » 8

courses en Allemagne. Il a récolté beaucoup d’allocations en France, notamment grâce

à Lady Marian (Nayef), Baila Me (Samum) et Earl of Fire

(Areion). Toutes les

victoires remportées par le frontalier Dieter Fechner, stationné à Iffezheim,

sur le champ de course de Baden-Baden, l’ont été France, soit 18 pour 109

partants (en Allemagne, il ne

figure pas dans le classement des 200 premiers).

Mario Hofer, basé à Krefeld, a réalisé une superbe année, tant chez nous qu’en

Allemagne – où il est troisième au classement des entraîneurs. Ses déplacements

en France ont été fructueux avec 10 gagnants pour 94 partants en plat, dont

quatre groupes : deux avec Fair Breeze (Silvano) et deux avec Smooth Operator

(Big Shuffle), sans oublier les bons résultats du sauteur Atamane (Winged

Love). Egalement installés sur le centre d’Iffezheim, Miroslav Rulec, Waldemar Himmel

et Connie Brandstetter profitent également beaucoup de l’attractivité des

courses françaises.

La situation des courses en

Allemagne est, on le sait, catastrophique. Depuis l’arrivée des bookmakers dans

le monde hippique germanique, les choses sont allées de mal en pis. Les

allocations ont baissé pour atteindre des niveaux dérisoires, les réunions en

semaine ont disparu, la majorité des jours de courses étant organisés le

week-end, et les courses d’obstacles, présentes en nombre il y a une quinzaine

d’années, n’appartiennent plus qu’au passé, si bien que certains professionnels

ont dû mettre la clé sous la porte. En attendant l’application de nouvelles

réformes annoncées par les sociétés dirigeantes, les professionnels, pour survivre,

ont dû chercher des solutions. Le choix de la France, qui fait figure de modèle

en Europe en matière de course, leur à paru comme une évidence. Principaux

acteurs de la réussite allemande en France, Mario Hofer et Werner Baltromei ont

bien voulu nous parler de leur choix :