L’axe germano-français mario hofer

Autres informations / 06.02.2009

L’axe germano-français mario hofer

Mario Hofer est l’un des

premiers à s’être déplacé en France. Cet ancien jockey d’origine autrichienne

compte environ trois cents succès en tant que cavalier. Passé entraîneur en

1985, il commence sa carrière sur le centre d’entraînement de Munich, où il

reste huit ans. En 1993, il migra plus au nord pour s’installer à

Krefeld. Il revient pour nous

sur les raisons qui l’ont poussé à venir de plus de plus souvent courir en

France.

JDG. Quels ont été vos

premiers contacts avec la France ?

Mario Hofer. – Cela remonte à

une dizaine d’années environ. J’entraînais un bon cheval nommé Aljaarif

(Rainbow Quest), que j’avais acheté aux ventes en Angleterre alors qu’il était

encore maiden. Il a été très performant sur les pistes en sable en Allemagne, y

remportant beaucoup de courses. En 2001, il remporta une Listed, le Grand Prix

de la Riviera (L), à Cagnes-sur-Mer, qui constitue mon premier grand succès en

France. L’année d’après, Pappus (Acatenango) gagnera cette même course.

Quelles sont les principales

raisons qui vous ont poussé à venir si régulièrement courir vos chevaux en

France ?

L’aspect financier est bien

évidemment l’une des principales raisons. Il y a beaucoup plus d’argent à

gagner en France que chez nous, en Allemagne. Cela permet aux entraîneurs de

vivre et aux propriétaires d’avoir régulièrement des rentrées d’argent et

pouvoir réinvestir dans de jeunes éléments. En outre, le fait de courir en

France permet de valoriser des chevaux en vue d’une éventuelle vente ou bien de

l’élevage, certains de mes propriétaires étant aussi éleveurs.

Comment se répartisse les

chevaux courant régulièrement en France ? Possédez-vous une antenne en France ?

J’entraîne à Krefeld depuis

seize ans et tous mes chevaux stationnent là-bas. Je n’ai aucune antenne en

France pour le moment. Le besoin ne s’en fait pas sentir.

Mais l’idée de vous installer

en France est-elle d’actualité ?

Tout dépendra de la situation

des courses allemandes. Si d’ici quelques années, il n’y aucune amélioration,

ou si jamais les courses sont dans un état pire qu’aujourd’hui, je me poserais

peut-être très sérieusement la question. Pour le moment, ma situation me

convient. En outre, pour venir m’installer en France, la langue sera une petite

barrière pour moi, ne parlant pas le français.