Serge athlani : « je me suis passionné pour ces petits bonhommes multicolores ! »

Autres informations / 01.02.2009

Serge athlani : « je me suis passionné pour ces petits bonhommes multicolores ! »

Son visage et son art sont

connus de tous les habitués des hippodromes. En quatorze ans, Serge Athlani

s’est forgé une réputation à la mesure des statuettes de jockeys qu’il réalise.

Ses trophées sont devenus quasi-incontournables en France et s’exportent

également à l’étranger. Surnommé "Statuette", Serge Athlani a déjà

travaillé avec une vingtaine d’autres pays. Cet hiver, une commande lui est

parvenue de Dubaï.

JDG. – Quelle est la nature

de cette commande ?

Serge Athlani. J’ai réalisé

quatre trophées différents, tous aux couleurs du Carnival de Dubaï. En effet,

les organisateurs ont décidé de remettre des trophées, non pas aux couleurs du

propriétaire, mais à celles du meeting. Ces trophées récompensent les jockeys,

les entraîneurs et les propriétaires.

J’ai été contacté au mois de

décembre. Depuis, j’ai envoyé dix-neuf statuettes à Dubaï sur les

quatre-vingt-six commandées. Ces récompenses seront offertes dans le cadre des

épreuves de Groupe et pour les Listeds. Il y en aura également sept autres,

sans doute réservées aux éleveurs, pour les plus grandes épreuves du 28 mars.

Elles représentent une mère et son poulain.

 

En quoi cette demande venant

de Dubaï sort-elle de l’ordinaire ?

C’est une commande

importante, sans conteste la plus importante de ma carrière. Je suis surtout

connu pour réaliser des statuettes de jockey, mais finalement, on a fait appel

à moi pour fabriquer des trophées différents. Actuellement, je possède tout de

même trente-cinq modèles différents [positions des chevaux, ndlr] et une

cinquantaine de casaques.

Cela me fait très plaisir,

d’autant plus que mon travail a été apprécié à Dubaï. Les organisateurs travaillaient

depuis cinq ans avec des fournisseurs d’un pays de l’hémisphère sud, mais cette

année, ils voulaient quelque peu changer de gamme et j’ai été sollicité.

 

 

Quel rapport entretenez-vous

avec les courses ?

 

Je me balade sur les

hippodromes depuis mes 7 ans, âge auquel je suis arrivé en France pour fuir la

guerre d’Algérie, mon pays d’origine. Immédiatement, je me suis passionné pour

tous ces petits bonhommes multicolores ! (rires) Je me suis ensuite rendu

compte de la valeur des couleurs dans les courses hippiques. Je suis donc

devenu le spécialiste des statuettes de jockeys, habillés aux couleurs du

propriétaire victorieux. Je vais sur tous les hippodromes de France.

Actuellement, je réalise la vitrine du hall de l’hippodrome d’Argentan. En

2004, j’ai également fabriqué des trophées pour l’Elitloppet et je compte bien

y retourner.

 

Existe-t-il des commandes que

l’on n’oublie pas ?

J’ai réalisé ma première

statuette pour « Jean-Mi » [ J e a n M i c h e l Bazire, driver, ndlr], alors

qu’il n’était encore q u ’ a p p r e n t i . Désormais, il est aussi celui qui

en possède le plus et on comprend facilement pourquoi !

Parfois, j’ai des commandes

un peu particulières. Par exemple, Stéphane Pasquier m’a commandé douze ou

treize statuettes identiques lors de sa victoire dans l’Arc de Triomphe avec

Rail Link. Mes statuettes sont, en plus d’un souvenir, un cadeau que l’on

offre.