Un défi, un modèle

Autres informations / 25.02.2009

Un défi, un modèle

Par Mayeul CAIRE, Directeur

de JDG

Le Défi du Galop est un

succès sportif

– et un succès sur le plan

des paris : le chiffre d’affaires des réunions PMU concernées a augmenté de 21%

à Compiègne, de 35% à Nantes, de 58% à Toulouse…

Mais le Défi va plus loin.

Volontairement ou involontairement.

D’abord, il est un

laboratoire où le sport hippique se prépare à l’ouverture du marché des paris.

Inspiré du G.N.T., lui-même inspiré des championnats sportifs (cyclisme, F1…),

le Défi offre en effet de nouvelles potentialités intéressantes.

Citons quelques exemples de

nouveaux paris rendus possibles par la logique de « circuit » : faire un report

d’une étape sur l’autre, voire sur toutes les étapes, parier sur le classement

à l’issue de la prochaine étape ou d’une étape future, parier sur le classement

final, sur le classement provisoire ou final des entraîneurs ou des jockeys,

etc.

 

 

Ces paris n’ont pas encore vu

le jour, évidemment, mais grâce au Défi (ou au G.N.T., au trot), il suffira

d’appuyer sur un bouton pour leur donner naissance. Et l’on sent bien que le

potentiel existe. Car, en interrogeant quelques parieurs à l’occasion d’une

étape, nous avons senti que le Défi leur donnait envie de jouer en ante post

betting – le pari à l’avance. En cela, le Défi prépare les clients du PMU à la

culture de demain. Que ces clients découvrent et imaginent de nouvelles voies à

l’occasion d’un événement hippique – et non pas à l’occasion d’un championnat

de foot sur un site illégal – est une excellente chose si nous voulons les

garder dans le giron des courses.

Le Défi va également « plus

loin » par sa dimension locale. Au premier degré, tout ce qui est local peut

sembler ringard. Erreur. Rappelons que la Région est l’échelon privilégié de la

construction européenne, qu’elle est LE découpage géographique sur lequel toute

l’Europe repose. En tant que Tour de France (et d’Europe, plutôt du Sud –

Suisse, Espagne, Italie) des Régions, le Défi a un grand avenir. Mais surtout,

en organisant des événements locaux, le Défi se positionne comme un acteur du

développement local, dans les « territoires ». Lutter contre la

désertification, au sens le plus large du terme, est notre meilleur argument

pour conserver le taux de TVA à 5,5%. Car Bruxelles aide fiscalement ceux qui

œuvrent au chevet des zones rurales. Et cet argument vaut bien celui,

intenable, du cheval animal de boucherie qui justifierait la TVA à taux réduit.

Donc, en résumé, là où le

Défi avance, les courses remplissent les caisses, se préparent à la concurrence

et… la machine à broyer fiscale recule ! Evidemment, le Défi ne joue tous ces

rôles qu’à une petite échelle. Mais sa réjouissante réussite et les

perspectives qu’il offre doivent être une source d’inspiration pour tous.