Villa molitor n’a besoin de personne

Autres informations / 22.02.2009

Villa molitor n’a besoin de personne

A l’arrivée du Prix Policeman

(L), les sentiments sont partagés. L’entourage de la gagnante, Villa Molitor

(Muhtathir), était aux anges, bien sûr, mais du côté des battus, on mettait en

cause le manque de train. Villa Molitor n’a pas été gênée par le rythme de la

course, puisque c’est elle qui l’a imposé. On n’est jamais mieux servi que par

soi-même. Plus qu’un dicton, c’est une réalité pour Villa Molitor.

Du repos avant de viser plus

haut Interrogé après la course, François Rohaut a parlé du futur de Villa

Molitor : « Maintenant, elle n’a plus le choix. Il va falloir viser plus haut.

Mais avant cela, elle va aller se reposer. Pour sa première course à Cagnes, le

12 janvier, elle n’était pas prête. Elle avait progressé sur cette course pour

remporter le Prix Renoir (A), le 4 février. Elle fait encore un truc

aujourd’hui. » Concernant ses engagements classiques, Villa Molitor fait partie

des candidates au Prix Saint-Alary (Gr1 – 17 mai)

Stéphane Pasquier, jockey de

Villa Molitor, expliquait pour sa part : « J’ai pu aller devant avec mon bon

numéro de corde [le 3, ndlr] et, ensuite, la pouliche a été à son rythme. Elle

a du cadre et une belle action. Je pense que le gazon ne devrait pas la

déranger et que François Rohaut tient ici une bonne pouliche. »

La casaque de Whortleberry de

nouveau à l’honneur Villa Molitor défend la casaque du docteur Jacques Bérès,

qui œuvre dans l’humanitaire à Médecins sans Frontières. Il a déjà eu la chance

de posséder une championne en la personne de Whortleberry (Starborough),

également entraînée par François Rohaut, et qui remporta le Prix Jean Romanet

(Gr2).

Du côté des battus…

Tout au long de la ligne

droite, le régulier Cirrus des Aigles (Even Top) n’a pu que « butter » sur

Villa Molitor, celle-ci répondant à chaque attaque. Son entourage estimait

après la course : « Nous sommes contents, car il court bien. Il aurait pu

donner chaud à la gagnante s’il y avait eu plus de train. » Le ton était à peu

près le même chez Thierry Larrivière, entraîneur de Plaisir du Tango (Ski

Chief), qui se classe troisième : « Il est tombé sur une course sans train, ce

qui est le problème des courses françaises. Néanmoins il court bien et nous

allons certainement venir sur les courses parisiennes avec lui, où il pourra

trouver plus de rythme. »

Présentant Quetsche (Gone

West), la favorite, et Granitik (Intikhab), Jean-Claude Rouget avait prévenu

avant la course : « On espère pouvoir prendre du caractère gras avec Quetsche,

une pouliche que l’on aime bien. Il faut qu’elle soit première, deuxième ou

troisième. Troisième, si possible… Pour Granitik, s’il se montre aussi

entreprenant que lors de sa victoire à Deauville, il peut bien faire. »

Concernant Quetsche, elle n’a jamais vraiment donné d’espoir, terminant

finalement cinquième. Granitik, quant à lui, n’a pas bénéficié d’un très bon

parcours avec son numéro sept dans les stalles et, dans la ligne droite, il a

paru contrarié par les projections, se classant pour sa part quatrième.

Le pedigree de Villa Molitor

Villa Molitor est le

troisième produit de sa mère, Sizal (Sicyos). Les deux premiers, Kyber Pass

(Starborough – lauréat d’un quinté) et Sizalia (Dream Well) se sont illustrés

avant tout au niveau des handicaps. Mais la troisième mère de Villa Molitor,

Turkeina (Kautokeino), a déjà produit Tuzla (Panoramic), lauréate du Breeders’

Cup Mile (Gr2 à l’époque) et d’un Gr1 aux Etats-Unis, et Krajina (Holst),

gagnante du Prix de la Pépinière (L).