Darley fait feu de tout bois aux ventes de calder

Autres informations / 05.03.2009

Darley fait feu de tout bois aux ventes de calder

Il était temps de tordre le

cou à la rumeur qui circulait dans le microcosme de l'élevage depuis plus de

deux mois. Que disait-elle ? Que Dubaï était en faillite et que la famille Al

Maktoum était ruinée. Pour preuve, leur discrétion aux grandes ventes

américaines du début d'année. Et bien cette prédiction se révèle erronée

puisque John Ferguson, le bras droit hippique de Cheikh Mohamed, s'est porté

acquéreur de sept 2ans pré-entraînés, aux ventes sélectionnées de Fasig-Tipton

Calder, en Floride, mardi. Et pour souligner le niveau de l'engagement du ruler

de Dubaï, Darley s'est offert les trois 2ans qui ont atteint ou dépassé le million

de dollars, battant chaque fois l'association constituée pour l'occasion entre

Satish Sanan (Padua Stable) et Ahmed Zayat (Zayat Stable).

Chacun se dit "quoi de

plus habituel que de voir Darley rafler tous les gros prix ?". Mais dans

les circonstances précitées, cette nouvelle est importante : elle signifie que

Darley entend tenir sa place centrale et leader en 2009 au sein du Galop

mondial, au milieu des dernières secousses de la crise qui a effectivement

contrarié les projets de l'Émirat. Ce constat est déterminant pour la

physionomie des ventes européennes de yearlings qui commenceront à Deauville en

août.

Au passage, les observateurs

attentifs auront remarqué que Darley a choisi le lieu de son premier show de

l'année : la grande vente de 2ans Fasig-Tipton, établissement concurrent de

Keeneland qui a été acheté en 2008 par des "proches" de la famille

régnante de Dubaï. En somme, le message de l'empire Darley est désormais tout

le temps le même : ils renvoient l’ascenseur.

Hormis le resurgissement de

Darley, la vente s'est déroulée sur un mode mineur affichant le chiffre

désormais immuable d'une baisse de la moyenne de 31%.

Le paradoxe qui est apparu

hier à Calder a été le suivant : les organisateurs affichèrent un large

sourire, se félicitant de baisser dans la proportion des 30%, comme

actuellement en Australie, et donc de ne pas avoir dévissé. Une fois de plus,

le marché a fonctionné, mais à ce niveau moindre désormais établi par la crise

mondiale : le pursang a vu sa valeur diminuer de 30%.

 

Satisfaction paradoxale d'une

résistance que le vendeur renommé Niall Brennan expliquait simplement : «

Certes, nous traversons une crise mais il y a quand même un Breeders' Cup à

gagner en fin d'année. C'est pourquoi les bons sujets qui attirent le client continuent

de se vendre. » La compétition hippique demeure intacte, et c'est elle qui est

le vrai garant du marché des yearlings et des 2ans. Telles sont les leçons des

ventes de Calder. Et pour accréditer l'affirmation de Brennan rapportée par le

TDN, on constate que tous les 2ans achetés par Darley l'ont été en vue de la

compétition américaine.