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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

éric brion : « réactivité et info » – jérôme lenfant : « rythme et continuité »

Autres informations / 12.03.2009

éric brion : « réactivité et info » – jérôme lenfant : « rythme et continuité »

LE POINT SUR LES NOUVEAUX «

MULTIPLEX » DU SAMEDI SUR EQUIDIA

Depuis trois semaines,

Equidia propose une longue émission de direct en continu le samedi : prise

d’antenne à 12h et fin du programme à 20h30 ! C’est tout simplement la plus

longue émission régulière de direct sur une télévision européenne… Sur le

plateau de Colombes, deux journalistes animent un programme qui fait des

allers-retours permanents entre les hippodromes où ont lieu les trois réunions

du jour – voire quatre en cas de réunion internationale. L’objectif de la nouvelle

émission est à la fois de combattre la concurrence des autres chaînes de sport

et de donner le plus d’informations possibles à tous les publics de la chaîne,

professionnels et parieurs.

Explications avec Eric Brion,

Directeur d’Equidia, et Jérôme Lenfant, Rédacteur en chef.

 

Jour de Galop. – Pourquoi

avoir créé le Multiplex du samedi ?

Eric Brion. – La première et

principale raison, c’est que depuis deux ans, nous avons constaté un très fort

recul de la fréquentation des courses sur Equidia, le samedi en particulier.

Comment s’explique cette

baisse ?

E.B. – Par la multiplication

de l’offre de sport ! Et une meilleure mise en scène de la part des chaînes qui

retransmettent le sport le samedi… Je prends l’exemple de Canal+ : non

seulement la chaîne diffuse du sport en continu l’après-midi et le soir, mais

elle a aussi beaucoup retravaillé sur la mise en forme éditoriale. Je pense par

exemple au

« Onze d’Europe ».

Vous parlez de concurrence du

sport, mais quand on veut jouer, c’est Equidia que l’on regarde !

E.B. – On nous dit toujours

que le parieur ne s’intéresse à rien d’autre. Les études que nous avons menées

il y a dix-huit mois nous montrent le contraire : parmi les dix chaînes

préférées de nos téléspectateurs, il y a huit chaînes de sport ! Et dans le

top-cinq, toutes sont des chaînes de sport ! L’amateur d’Equidia aime le sport

et zappe pour en trouver.

Pour revenir à nos directs,

cette tendance à zapper ne nous dérange pas trop en semaine, car il y a peu

d’événements sportifs dans l’après-midi. Mais il en est tout autrement le

week-end, et particulièrement le samedi. Nous avons donc décidé de réagir, en

offrant à nos téléspectateurs de nouvelles informations en permanence, pour les

garder.

 

 

Vous parliez d’une première

raison. Quelle est la deuxième ?

E.B. – La deuxième raison,

c’est le développement des journées à trois réunions, notamment le samedi. Il

nous a donc fallu répondre à la question : comment traiter au mieux la

multiplication des courses et l’information en temps réel pendant les courses ?

Quelle réponse y

apportez-vous ?

E.B. – L’idée, c’est d’offrir

une émission continue de 12h à 20h30 – pour que le téléspectateur ressente

qu’il est dans une émission unique, qui lui apporte de l’information en

permanence, même lorsque l’on change d’hippodrome. Jérôme Lenfant. – Et nous

renforçons ce sentiment avec un décor unique : celui du plateau de Colombes.

Comment avez-vous construit

ces évolutions technologiques et rédactionnelles ?

J.L. – D’abord, nous avons

renforcé notre présence sur le terrain, grâce aux moyens mis à notre

disposition par les sociétés-mères. Et nous avons permis à nos journalistes qui

vont sur les hippodromes d’être plus mobiles. En réunion 2, par exemple, le

voltigeur sera systématiquement accompagné d’une caméra HF [sans fil, ndlr].

E.B. – Il y avait, quand nous

avons commencé à travailler sur le Multiplex, une petite crainte qu’Equidia

s’éloigne du terrain. En fait, c’est le contraire qui se passe : les

journalistes ont les moyens d’aller chercher plus d’infos. C’est le grand «

plus » du Multiplex. Un gain très important pour les parieurs.