Le cavalier amateur français est une « madame tout-le-monde »

Autres informations / 06.03.2009

Le cavalier amateur français est une « madame tout-le-monde »

Le cavalier amateur français

est une « Madame Tout-lemonde », « plutôt jeune », selon une étude

socio-économique dévoilée lors de la 35e Journée de la recherche équine au

Salon de l'agriculture de Paris.

Cette rencontre, organisée

par les Haras nationaux et l'Institut de la recherche agronomique (I.N.R.A.),

fait chaque année le point des recherches sur les équidés en matière

économique, génétique, vétérinaire ou comportementale. Au chapitre société,

Céline Vial, doctorante à l'I.N.R.A. de Montpellier, a présenté ses travaux sur

les amateurs de chevaux, « mal connus en dépit de leur développement récent ».

Quatre millions et demi de Français pratiquent occasionnellement l'équitation,

troisième discipline sportive française derrière le football et le tennis avec

près de 561.000 licenciés, selon l'annuaire Ecus des Haras nationaux.

D'après Céline Vial, le

cavalier amateur est une cavalière,« assez jeune – de 20 à 50 ans –, et

d'origine socioprofessionnelle variée, représentant aussi bien les métiers

intellectuels que manuels ». Ce cavalier consacre une dizaine d'heures par

semaine à son animal avec un budget inférieur à 300 euros s'il est pensionnaire

d'une écurie ou d'un peu plus de 150 euros s'il est hors d'une telle structure,

au pré par exemple. Dans ce dernier cas, le cheval est plutôt dévolu à la

promenade, tandis que les montures hébergées en écurie sont plutôt destinées

aux sports équestres.

Céline Vial note encore que

de nos jours « le cheval change de statut, passant de celui d'animal de rente à

celui de loisirs ». Sur le million de chevaux recensés en France, plus des

trois-quarts sont dévolus aux sports et aux loisirs, le reste étant employé

dans les courses ou l'élevage agricole notamment.