Son nom est rubi ball

Autres informations / 09.03.2009

Son nom est rubi ball

Prix Duc d’Anjou

Dimanche 8 mars 2009,

Auteuil. Tous les observateurs cherchaient un leader à la génération des 4ans

dans la discipline du steeple-chase. Ne cherchez plus. Il a enlevé avec

désinvolture le Prix Duc d’Anjou (Gr3) et se nomme Rubi Ball (Network). « C’est

un petit crack avec un gros moteur », a déclaré Christophe Pieux, son

partenaire. Des mots qui prennent une portée d’autant plus importante

lorsqu’ils sont prononcés par le jockey aux quinze Cravaches d’Or.

 

Vite en tête, Rubi Ball a

contrôlé la course avec brio, ayant toujours de l’énergie à revendre. Dans la

ligne droite, le pensionnaire de Jacques Ortet repart sous les attaques et

franchit le poteau arrêté. Il a devancé de huit longueurs la brave et régulière

Baraka du Berlais (Bonnet Rouge) qui disputait sa deuxième course sur le

steeple. Une véritable démonstration. S’il n’avait pas chuté « bêtement » dixit

Christophe Pieux, dans le Prix Antoine de Palaminy (L) à Pau, il serait encore

invaincu sur le steeple-chase. Mais on pardonne tout à un cheval de cette

trempe.

 

Huitième à Auteuil pour ses

débuts, Rubi Ball s’est déclenché au début de l’hiver, enchainant les victoires

avec une facilité rare, sur les gros obstacles du Pont-Long. Voilà un cheval en

plein épanouissement à suivre avec plaisir dans les grandes joutes du

printemps, à commencer par la prochaine étape, le Prix Fleuret (Gr3).

 

 

Aux origines de Rubi Ball

Appartenant à madame Patrick

Papot, Rubi Ball est un fils de Network (Monsun) étalon aux Haras nationaux et

d’Hygie (Lute Antique). Il est donc un frère de Quecy de Chadzeau (Network),

titulaire de sept victoires en quinze courses. Coéleveur du poulain avec

Jean-Louis Berger, Pierre Duvignaud nous a déclaré : « Mon père avait co-élevé

Etoile du Berger III (Farabi), la mère de Useful (Vorias), élevé par Jean-Louis

Berger. Etoile du Berger III est l’arrière grand-mère de Rubi Ball. Je suis

associé avec Jean-Louis Berger sur Hygie et j’ai deux poulinières. Je suis

heureux avec Hygie car elle nous apporte que des gagnants. Rubi Ball était un

joli foal et c’est évidemment le meilleur cheval que j’ai élevé. » Notons en

effet que les six produits d’Hygie en âge de courir ont tous remporté au moins

une épreuve. Rubi Ball ne dépareille pas dans la liste. Il l’enrichit.

 

Fins de courses prometteuses

de Futio et Quart de Lino Parti en retrait, Futio (Kapgarde) a été isolé au

moment où les élastiques ont été lâchés. Une tactique volontaire qui s’est

révélé payante puisque le partenaire de Sébastien Leloup a fini vite en pleine

piste, regagnant du terrain pour prendre la troisième place. Son entraîneur

Isabelle Pacault nous a confié : « Il ne se plaît pas sur les haies, étant de

plus intenable. Nous avons compris la façon dont il doit être monté. Il devrait

continuer sur la filière des Groupes pour 4ans sur le steeple. » Deuxième du

Prix Antoine de Palaminy, Futio a montré que son accessit palois n’était pas

qu’un feu de paille. Déjà, au Pont-Long, il avait réalisé une très belle fin de

course. Quatrième, Quart de Lino (Trempolino), encore loin au bout de la ligne d’en

face, regagne un terrain considérable pour finir plaisamment.

 

 

L’échec de deux chevaux en

vue

Vainqueur du Prix Congress

(Gr2), Misérable (Discover d’Auteuil) est apparu en bel état au rond. Il

semblait monté en condition par rapport à sa rentrée. Malheureusement, le

pensionnaire de Marie-Laëtitia Mortier s’est montré brillant en début de course

et n’a pu terminer que dixième.

Invaincu sur le steeple-chase

avant sa déconvenue dans le Prix Congress, Régisseur (Black Sam Bellamy) est

malheureusement tombé pour sa rentrée, au gros open ditch. Son entraîneur

François-Marie Cottin a confié : « Il s’est fait percuter par un cheval, ce qui

lui a causé une grosse atteinte à un postérieur. Il n’a donc pas pu finir son

parcours et a même chuté. On devrait en savoir plus dans les

prochains jours quant à la

nature de sa blessure. »