The big ...

Autres informations / 13.03.2009

The big ...

LADBROKES WORLD HURDLE

Il y a un mois et demi, ici

même, à Cheltenham, dans le Cleeve Hurdle (Gr2), Big Buck’s l’emportait devant

Punchestowns. La hiérarchie est établie entre ces deux-là. Une fois encore, Big

Buck’s a dominé son contemporain, et ce dans un style éblouissant. Pourtant le

polyvalent Big Buck’s n’avait pas une voie toute tracée sur les haies. Paul

Nicholls, son entraîneur, l’avait même débuté en Angleterre sur le steeple. «

Nous avions besoin d’un candidat à cette épreuve, nous avons donc décidé de pas

continuer de le courir en steeple, a déclaré Paul Nicholls. Maintenant qu’il a

gagné cette course, il n’y a plus aucune raison de le remettre sur les gros

obstacles. Et je ne vois d’ailleurs pas pourquoi nous ne pourrions pas regagner

cette course l’an prochain. Il retournera sur le steeple un jour, et peut-être

même qu’il disputera le Gold Cup… Mon cheval a progressé, et sur ce terrain, il

est encore meilleur. Kasbah Bliss m’a semblé bien, mais il y a un monde entre

Haydock et ici, particulièrement dans ce terrain. »

 

Big Buck’s et Buck’s Boum en

perspective

Enfant de l’Orne, chez Henri

Poulat, au Haras des Rabondages, Big Buck’s a débuté sa carrière en France sous

la férule de René Lecomte. Pour lui, il a remporté le

Prix Amadou (Gr2) et pris la

deuxième place du Prix Alain du Breil (Gr1), des performances lui ayant valu

quelques convoitises, lui offrant ainsi son passe pour le pays de l’obstacle.

Il a été vendu par le courtier Anthony Bromley, celui-là même qui s’est occupé

de la transaction de Master Minded (Nikos).

Big Buck’s est le propre

frère de Buck’s Boum, un très bon poulain encore immature l’an passé lorsqu’il

prenait la deuxième place du Prix Cambacérès (Gr1). Un poulain qui pourrait

bien devenir le chef de file des 4ans cette année en France…

A l’occasion de ce grand

rendez-vous à Auteuil, Henri Poulat nous avait parlé de la famille de ses deux

champions et si Big Buck’s est aujourd’hui la grande fierté de son élevage, il

nous avait confié qu’il pensait Buck’s Boum encore meilleur… Mais à la

différence de son frère, celui-ci n’est pas à vendre puisqu’il a gardé tous ses

atouts au contraire de Big Buck's, devenu hongre. « Je n’ai que deux

poulinières, Buck’s et Buck’s Beauty (Lyphard’s Wish), une fille de Buck’s,

nous avait raconté Henri Poulat. En 2009, Buck’s ira encore à Trempolino. Elle

a un 2ans et un yearling par Turgeon, ainsi qu’un foal par Trempolino. » Big

Buck’s et Buck’s Boum sont tous deux par Cadoudal, « l’un des meilleurs étalons

d’obstacle », selon l’éleveur.

 

 

LADBROKES WORLD HURDLE

... BIG BUCKS

Punchestowns, futur bon

chaser

Deuxième, tout près, l’élève

de Gérard Ferté n’a pas à rougir de sa défaite à la lutte contre Big Buck’s. Il

s’est rapproché le premier et a pris le commandement. Très tenace, il a progressé

jusqu’au bout, ne pouvant rien faire contre le pensionnaire de Paul Nicholls. «

Ce cheval a de la tenue, une classe de plat et il saute, a déclaré son

entraîneur, Nicky Henderson. Et je pense qu’il fera un jour un bon chaser. Mais

dans l’immédiat, il pourrait aller à Punchestown. Même si cette année, le

meeting est tard ;et nous verrons en fonction du terrain. Cela étant, je trouve

qu’il est dommage que Big Buck’s ne vienne pas sur le steeple ! »

No Bliss pour Kasbah

Bliss, en anglais, signifie

bonheur, mais le pensionnaire de François Doumen a plutôt semé le doute, le

questionnement et la déception, évidemment, après sa prestation dans le World

Hurdle. Avant l’heure, Christophe Pieux entre dans le rond de présentation.

Sautillant, il se retrouve au milieu de la communauté française qui l’a

accueilli avec bonheur… François Doumen arrive, les instructions sont claires :

« On s’est déjà tout dit », lui lance l’entraîneur en introduction, avant de

lui donner tout de même ses instructions et ses conseils.

Sur la piste, Christophe

Pieux est seul aux commandes, mais confier son cheval à la multiple Cravache

d’Or n’est jamais une inquiétude. Pourtant, sur cet hippodrome et dans ce type

de course particulier, le pilote n’a pas tout à fait suivi la tendance et le mouvement.

Placé en dernière position, il a patienté avant d’être le premier à progresser,

à flan de peloton. « Déjà en face, je sentais que le cheval n’avait pas

vraiment d’influx », at-il déclaré après sa course. Donc, le pilote progresse,

il ne veut pas se faire prendre de vitesse et, à travers les jumelles, Kasbah

Bliss semble venir facilement, en toute décontraction.

« Il n’était pas le même

cheval que d’habitude », a poursuivi le pilote. Kasbah Bliss n’a étonnamment

pas progressé sur le plat, laissant les deux premiers s’éloigner, avant de se

faire coiffer au poteau par Powerstation.