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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Enfin, vallenzeri atterrit

Autres informations / 08.04.2009

Enfin, vallenzeri atterrit

JOUR 1

Vallenzeri est célèbre depuis

son apparition en tant que yearling l'an dernier aux ventes de septembre à

Keeneland. En effet, et les lecteurs de JDG s'en souviennent, il fut racheté à

7,7 millions de dollars par son éleveur, la famille Paulson : un record

d'autant plus "fou" que la crise était déjà bien amorcée en

septembre, aux ventes de Keeneland. Pour compléter le tableau suicidaire en

terme de vente, les Paulson ont racheté en janvier leur championne Azeri pour

4,4 millions de dollars, ce qui est quand même une somme rondelette !

Les choses ne se sont pas

déroulées ainsi, cette fois ci, et Eddie Woods avait prévenu tout le monde : la

réserve sera plus que raisonnable. En fait, Sikura abandonna la bataille à 1,6

million de dollars (on peut imaginer que c'était la réserve) pour laisser aux

prises les deux acheteurs vedettes de cette première journée, Bob Baffert qui

agissait pour le compte du revenant Kaleem Shah, et Steve Young. Finalement Bob

Baffert l'emporta avec une enchère de 1,9 millions de dollars, sa dernière

enchère, précisa-t-il après la vente. Et c'est ainsi que le plus que célèbre

Vallenzeri va rejoindre l'écurie californienne de Bob Baffert pour le compte de

Kaleem Shah, qui a déjà acheté bon nombre de sujets aux breeze-up américaines

cette année. Hormis ce moment "historique", la vente fut très calme avec

une hausse du prix moyen de 6% qui ne reflète nullement l'état du marché, cette

hausse étant uniquement imputable à Vallenzeri, le top de l'année dernière

n'ayant réalisé que 700.000$. En fait, la médiane qui chute de 27% traduit

beaucoup plus fidèlement le marché actuel. En effet, une fois de plus, le

nombre "d'absents" ou retirés au dernier moment a enflé pour

atteindre presque 50% des catalogués. Ce qui signifie que ne viennent affronter

le marché que ceux qui sont presque sûrs de récolter des enchères. Du coup, le

nombre des vendus a représenté 55% des présentés, ce qui n'est quand même pas

fameux.

Niall Brennan, un des

principaux vendeurs, traduisait le sentiment ambiant : « un marché sans

profondeur où seuls les chevaux évidents se vendent. Nous ne pouvons pas

rencontrer de pires conditions pour vendre des chevaux ». Chacun déplorait la

faiblesse de la demande, décrite comme "very thin" (très mince) par

les observateurs qui renvoyaient à la mauvaise conjoncture économique

américaine.