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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Sándor ribárszki :« tout a changé depuis qu’overdose contribue à promouvoir les courses hongroises. »

Autres informations / 22.04.2009

Sándor ribárszki :« tout a changé depuis qu’overdose contribue à promouvoir les courses hongroises. »

La saga Overdose (Starborough)

n’en finit pas. Il faut dire que la star hongroise est devenue un phénomène

international et l’entraîneur Sándor Ribárszki se prête volontiers à l’exercice

de l’interview. C’est ainsi que le site internet allemand, GaloppOnline,

rattaché au journal Sport-Welt, a publié le récit d’un entretien tout à fait

particulier avec l’entraîneur, au plus près du champion, de son quotidien et de

ce qui fait de lui une légende vivante.

 

« TOUT A CHANGÉ... »

 

GaloppOnline.de : Avez-vous

bien dormi après cette passionnante journée ?

Sándor Ribárszki : Non. Nous

avons fêté la victoire jusqu’à cinq heures du matin dans un restaurant de

Budapest et je n’ai passé qu’une heure et demi dans mon lit. Puis ce fut

l’arrivée des équipes de télé et de radio et le défilé a continué toute

l’après-midi. Mais je me prête volontiers à tout ceci quand il s’agit d’assurer

un bel avenir à notre sport.

 

Pour revenir à la course, le

calme relatif d’Overdose l’a-t-il avantagé ? Et la perte de son fer a-t-elle eu

des conséquences ?

Notre cheval a très bien

supporté sa course et s’est bien rétabli. Il est en bonne santé. Le

maréchal-ferrant viendra mardi pour lui poser de nouveaux fers et son sabot

[antérieur droit, ndlr] va bien.

 

Quelle est la suite du

programme ?

Il se rendra en Angleterre le

2 ou 3 mai prochain. Il restera deux mois dans un centre d’entraînement privé à

Pullborough. Il sera au départ à Haydock le 23 mai. Je téléphonerai au moins

dix fois par jour à sa lad, Barbara Budinszki. Et chaque soir, elle portera le

téléphone à l’oreille de mon cheval pour qu’il puisse entendre ma voix. Ce

n’est pas une plaisanterie, il a besoin d’entendre ma voix. Le seul problème

est qu’il ne pourra pas me voir.

 

Comment s’est passé le

dernier travail d’Overdose vendredi, soit deux jours avant la course ? Qui le

monte à l’entraînement ?

Il a galopé sur 1.200 mètres

sur notre piste en sable, en faisant un bout vite de quatre cents mètres, ceci

sans aucun problème. J’étais très satisfait. Avec Barbara Budinszki, Overdose

est entre de bonnes mains. Elle le monte tous les matins et l’accompagne lors

de tous ses déplacements. Overdose a un excellent contact avec elle, il est

pour ainsi dire comme son enfant et elle sait ce dont il a besoin. Je peux lui

faire entièrement confiance.

 

 

Des représentants politiques

étaient présents vendredi…

En effet, le chef de

l’opposition et ex-Premier ministre hongrois, Viktor Orban, est arrivé vers 12

heures. Overdose a donc dû interrompre sa sieste en début d’après-midi car

Victor Orban est venu lui donner des pommes, pour son plus grand bonheur. Ce

fut assez comique ! Avant qu’Overdose ne contribue à promouvoir les courses

hongroises, personne ne s’intéressait à nous. Maintenant tout a changé. Viktor

Orban a de bonnes chances de redevenir Premier ministre l’année prochaine lors

des prochaines élections en continuant de le dorloter !

 

Vous n’avez apparemment

jamais regretté ce travail d’entraîneur auquel vous n’étiez pas vraiment

destiné ?

Non, tout s’est enchaîné très

vite. En août 1995, j’ai commencé par entraîner trente chevaux pour l’élevage

Babolna. Plus tard, nos chemins

se sont séparés mais d’autres propriétaires m’ont alors fait

confiance. A l’heure actuelle, j’ai

sept championnats à mon actif [sept fois tête

de liste des entraîneurs]. Avec Zoltán Mikóczy, je peux

m’appuyer sur un fidèle et solide propriétaire, pour qui j’entraîne dix chevaux.

 

Avez-vous d’autres sujets de fierté ?

Mes jumelles. Mira et Sara

sont âgées de deux ans et demi et sont très éveillées. Elles sont si

adorables. Elles étaient dans les

tribunes dimanche avec leurs grands-parents

et nous ont encouragé