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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Un combat de géants… dont les courses sont pour l’instant absentes

Autres informations / 28.04.2009

Un combat de géants… dont les courses sont pour l’instant absentes

Depuis une grosse semaine, la

guerre fait rage entre les opérateurs de jeux d’argent, actuels et futurs. La

Française des jeux (F.D.J.) dégaine la première, début avril, en annonçant la

création d’une émission consacrée aux paris sportifs tous les vendredis soir

sur RTL.

Le dimanche 19, BetClic,

opérateur de paris sportifs et de jeux en ligne, réplique en diffusant à

plusieurs reprises sur Europe1 une publicité incitant les auditeurs à rejoindre

son « million de joueurs ». Le coup de force est immédiatement condamné par le

Ministère du Budget, qui confirme que « la publicité pour les opérateurs de

jeux reste illégale, sauf pour ceux disposant d’une autorisation (Française des

jeux et PMU notamment). La publicité sera autorisée à partir du 1er janvier

2010 pour les opérateurs disposant d’une licence. Le Ministère étudie les

moyens juridiques à mettre en oeuvre pour que ce calendrier soit respecté par

tous les opérateurs. »

En lisant la déclaration du

ministère, on croirait entendre l’ONU morigéner un chef d’Etat qui ne respecte

pas le Droit international.

Le "chef d’Etat" en

question rigole des menaces de l’ONU… et continue. Dès le lundi 20 donc, Unibet

– autre opérateur de jeux en ligne – annonce qu’il va sponsoriser une émission

consacrée aux paris sportifs et diffusée chaque samedi à partir du 25 avril sur

RMC, ainsi que des émissions consacrées aux sports de 16h à 18h et les

multiplex de la station en soirée. Et le D.G. d’Unibet de commenter, jouant sur

les mots pour mieux casser le bras à la vérité : « Il n'y a pas de loi en

France qui interdit aux opérateurs de faire de la publicité en France ».

La surenchère est grossière

mais, on l’a compris, plus c’est gros, plus ça paie. En effet, à chaque

polémique, le contrevenant a droit à des articles dans la presse où son nom est

moult fois cité – ce qui vaut tous les placards publicitaires du monde. Et,

cerise sur le gâteau, il se fait passer pour une victime, alors qu’il est

l’agresseur. « Kolossale finesse », comme dirait Francis Blanche dans Babette

s’en va-t-en guerre.

Jeudi 23 avril, nouvelle

provocation de BetClic, qui publie dans les quotidiens gratuits Directmatin et

Métro des publicité sur le thème "Jouons libre avec BetClic".