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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Un top-price exotique pour le dernier jour à keeneland

Autres informations / 11.04.2009

Un top-price exotique pour le dernier jour à keeneland

VENTE BREEZE-UP DE KEENELAND

Un fils de Storm Cat déjà

nommé, ce n'est pas l'habitude américaine.

Il porte le nom de Don Gato

(Mr Cat en espagnol) car ce sont les employés du haras qui avaient pris

l'habitude de désigner ainsi ce superbe mâle de Storm Cat qui devait passer

yearling en Septembre mais qui en fut empêché par des incidents. Et c'est ainsi

qu'il a réussi mercredi à atteindre le prix de 800.000$, prix record de cette

breeze-up d'avril à Keeneland.

L'acheteur sort de

l'ordinaire du cercle habituel des gros prix : il s'agit de Memet Mirza

Gusseynov, homme d'affaires fortuné d'Azerbaïdjan, amoureux des courses puisque

c'est lui qui a construit le grand hippodrome local qui a vu se dérouler ses

premières courses à l'été 2007. Conseillé par le vétérinaire de son hippodrome,

Guy Khoury, et par Hanzly Albina, le fils de Michael Albina, ancien entraîneur

de la famille Fustok en Grande-Bretagne et ancien responsable de Buckram Oak

Farm au Kentucky, Memet Mirza Gusseynov s'est porté acquéreur de deux yearlings

dont le fils de Storm Cat. Selon ses conseillers, il devrait dans un premier

temps être entraîné aux USA, étant envisagé par ailleurs que l'homme d'affaires

d'Azerbaïdjan achète un haras au Kentucky.

Les vendeurs Hartley et De

Renzo, qui avaient acquis 50% de Don Gato quand ce dernier n'a pu aller aux

ventes en Septembre, remerciaient les acheteurs précisant que ce poulain, frère

de la toute bonne Summerly (Summer Squall), gagnante des Kentucky Oaks (Gr1),

avait un véritable potentiel classique. La satisfaction mitigée des vendeurs,

et la difficulté d'identifier avec certitude l'underbidder, tendraient à

prouver que le poulain vedette a été vendu à son prix de réserve. Pour s'en

convaincre, il suffit de rapporter l'unique commentaire de Van Meter de Eaton

Farm : « Je ne dirai qu'une chose, c'est que ce poulain a été très bien acheté.

»

Dans l'ensemble, Geoffrey

Russel, le directeur des Ventes de Keeneland, affichait une satisfaction

justifiée. En effet, la moyenne est en hausse par rapport à 2007 et le

pourcentage d'animaux vendus est meilleur. Par ces temps de crise financière

aux Etats-Unis, on ne pouvait guère espérer de meilleurs résultats. Une fois de

plus, Keeneland fixe le tempo de l'année qui s'ouvre, et la tonalité est

clairement optimiste.