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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Bertrand bélinguier : « ma plus grande fierté ?

Autres informations / 01.05.2009

Bertrand bélinguier : « ma plus grande fierté ?

QUE LE NOMBRE D’EMPLOIS

DIRECTS DE LA FILIÈRE SOIT PASSÉ DE 50.000 À 69.000.»

Au dernier soir de son

dernier mandat de président du PMU, Bertrand Bélinguier nous a accordé une

interview exclusive. Celle d’un homme serein, heureux d’avoir apporté sa

contribution à toute la filière hippique.

Jour de Galop. – Aujourd’hui

[jeudi 30 avril], vous venez de vivre votre dernier jour à la tête du PMU. Que

ressentez-vous ?

Bertrand Bélinguier. – J’ai

au fond plusieurs sentiments. D’abord, je suis très touché par toutes les marques

de sympathie que je reçois, notamment sur les hippodromes, de la part de

personnes que je connais mais aussi que je ne connais pas. Cela me touche

beaucoup, me fait très plaisir. Je suis également content de pouvoir passer la

main dans de très bonnes conditions, et heureux de travailler depuis un mois

avec Philippe Germond. Je suis très confiant quant à sa capacité à diriger au

mieux le PMU à l’avenir.

 

Et sur votre bilan ?

Je ne vais pas vous cacher

que je suis vraiment heureux de voir le développement qu’a connu le PMU au

cours de ces dernières années. Jean-Luc Lagardère et Paul Essartial m’avaient

confié un challenge simple : faire retrouver au PMU le chemin de la croissance.

Après douze ans de travail, je peux dire que le PMU est allé au-delà. Cela me

fait particulièrement plaisir, compte-tenu de ce qu’ont toujours représenté les

courses pour moi, car le développement du chiffre d’affaires du PMU a permis

aux sociétés de courses d’augmenter les allocations et d’investir sur les

hippodromes et dans les centres d’entraînement. Au cours de ces années, nous

avons également retissé une vraie relation de confiance avec notre réseau de

points de vente, une vraie confiance dans notre relation avec l’Etat et une

vraie relation de travail avec les sociétés de courses, à travers diverses

commissions et groupes de travail.

 

Pensez-vous que le fait

d’avoir été, avant tout, un homme de courses – et du galop en particulier –

vous a aidé ?

Jean-Luc Lagardère et Paul

Essartial pensaient qu’il était fondamental que le nouveau président du PMU

connaisse bien les courses et leur environnement. C’était, selon eux, une des

conditions pour que le PMU renoue avec la croissance. Et je crois que pour un

homme de courses, une des grandes réussites, cela a été de faire passer le nombre

d’emplois directs de la filière de 50.000 personnes à 69.000.

 

Vous avez parfois été

critiqué, notamment lorsque vous avez introduit une dose de hasard, par exemple

en créant le spOt ou le Numéro Plus au Quinté. Comment avez-vous vécu ces

critiques ?

Vous savez, il fallait

pouvoir intéresser au pari hippique des néophytes. Nous savons aujourd’hui que

le spOt nous a permis d’attirer une nouvelle clientèle mais aussi de contenter

la clientèle traditionnelle, qui s’est aussi intéressée à cette forme de pari.

Si aujourd’hui, un parieur sur quatre a moins de 35 ans, et si quatre parieurs

sur dix sont des femmes, c’est aussi au spOt que nous le devons. Mais pour

revenir à votre question, je crois que je les ai vécues sans état d’âme car

tous les rapports des paris PMU dépendent toujours de l’arrivée de la course,

et uniquement de cela. Effectivement, Pariez spOt et le Numéro Plus

introduisent une part de hasard, mais le gain final procède toujours de

l’arrivée de la course. De plus, nous n’avons pas trahi la tradition du mutuel.

Pour écouter l’intégralité du

discours, cliquez sur le lien :

http://www.jourdegalop.com/pages/audiotheque.php