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Dominique bressou : « je pense que milord thomas a encore une marge de progression »

Autres informations / 18.05.2009

Dominique bressou : « je pense que milord thomas a encore une marge de progression »

Parti entraîner à Dragey en

juillet 2014, Dominique Bressou a sellé son premier partant et son premier

gagnant dans le "Grand Steeple" avec Milord Thomas. L’ancien crack

jockey d’Auteuil, double gagnant de la Grande Course de Haies d’Auteuil (Gr1)

avec Le Sauvignon, n’avait jamais eu la chance de monter un vainqueur de

"Grand Steeple". Cette fois, il en a un dans ses boxes. Après la

course, il nous a avoué : « Maintenant je peux le dire, j’étais très confiant.

Je ressens beaucoup de joie et de soulagement à avoir réussi à atteindre

l’objectif que nous nous étions fixé. L’an dernier, nous avions couru les

courses préparatoires, mais j’avais dit à David Powell [manager de Magalen Bryant,

ndlr] que nous ferions l’impasse sur le "Grand Steeple". À l’époque,

il manquait d’expérience. Ils ont suivi ce que je pensais et si nous en sommes

là, c’est parce qu’il est plus fort qu’il y a un an. Le cheval a pris de la

maturité et c’est la clé de notre victoire d’aujourd’hui. »

 

Milord Thomas est un sauteur

que Dominique Bressou a fabriqué de A à Z et cet aspect lui tient

particulièrement à cœur : « C’est une vraie satisfaction que de gagner le

"Grand Steeple" avec un cheval que j’ai fabriqué de zéro, qui n’a pas

été façonné par un autre entraîneur. » Le lauréat du "Grand Steeple"

2015 est le fruit de la patience de son entourage :

« J’ai pris mon temps avec

Milord Thomas car il est arrivé tard sur le steeple. Pendant son année de 4ans,

j’espérais bien gagner un handicap sur les haies avec lui. Cela ne s’est pas

fait. Si l’on oublie cette première course en steeple où il est tombé sur la

rivière, il a réellement débuté dans la discipline au mois de septembre de ses

4ans. Il a eu quatre parcours et a gagné le Prix Maurice Gillois (Gr1). Après,

il devait avoir seulement six ou sept parcours pour courir le "Grand

Steeple" à l’âge de 5ans. C’était trop tôt pour moi. Avec le manque

d’expérience, il aurait certainement fait des efforts qu’il aurait payés ensuite.

Le cheval aurait peut-être perdu son moral et aujourd’hui, nous n’en serions

pas là. Je connais la famille et je sais qu’ils ne sont pas précoces. Ce sont

des chevaux qui viennent avec l’âge. Je pense qu’il a encore une marge de

progression. Dans le Prix La Haye Jousselin, il avait fait pareil sur la

rivière. Il l’avait mal sautée la première fois et l’avait mieux sautée

ensuite. »