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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Elusive wave, une déferlante sur longchamp

Autres informations / 11.05.2009

Elusive wave, une déferlante sur longchamp

Poule d’Essai des Pouliches

Jean-Claude Rouget répond aux

questions des journalistes. Sa voix émue résonne dans tout l’hippodrome au

micro de Laurent Broomhead qui anime l’hippodrome. Tous ses amis lui sautent au

cou, des larmes et des rires laissent la place au cœur et à l’émotion plus qu’à

la raison. Jean-Claude Rouget vient de remporter pour la première fois de sa

carrière un classique, en l’occurrence la Poule d’Essai des Pouliches (Gr1)

grâce à Elusive Wave (Elusive City). Mieux, c’est un doublé, grâce à la

deuxième place de Tamazirte (Danehill Dancer). Pour une première, c’est une

grande première. « Rien n’est jamais joué d’avance, mais j’aime quand  l’or-

dre des choses est respecté,

a déclaré l’entraîneur palois. Aujourd’hui, les résultats des courses

préparatoires ont parlé, cela prouve qu’elles ne servent pas à rien ! » Elusive

Wave a remporté le Prix Imprudence (Gr3) et Tamazirte le Prix de La Grotte

(Gr3). Une demi-heure plus tôt, son protégé, Le Havre (Noverre), gagnant du

Prix Djebel (L) a pris la deuxième place de la Poule d’Essai des Poulains (Gr1)

derrière Silver Frost (Verglas),

couronné dans le Prix de

Fontainebleau (Gr3). Oui, la hiérarchie préétablie a été confirmée ce dimanche.

Elusive Wave est très bonne.

Elle s’envolera bientôt vers

Ascot pour disputer les Coronation Stakes (Gr1, le 19/06) et Martin Schwartz,

son propriétaire américain, présent ce dimanche, devra encore être là, s’il

veut qu’elle gagne ! « Nous l’avons achetée à la vente de “l’Arc”, la veille du

Prix Marcel Boussac. Nous avons jeté nos enfants dans l’avion, afin qu’ils

puissent la voir à Longchamp. Elle a fait deuxième, donc nous nous sommes dit

que pour qu’elle gagne, fallait que les parents viennent !

Et décidément, j’aime Paris !

Nous allons d’ailleurs rester quelques jours avec ma femme pour qu’elle fasse

du shopping jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus ! ».

La pouliche et Christophe

Lemaire font leur entrée dans le cercle des vainqueurs. Le jockey repose les

deux pieds sur terre après la formidable envolée de sa partenaire : « Elle a

une énorme qualité, c’est de savoir se gérer lorsqu’elle est devant ».

Si les écarts ne sont pas

très importants au passage du poteau, elle l’a fait avec facilité, dans une

action impressionnante. Il n’est pourtant pas donné à n’importe quel cheval de

gagner de bout en bout à Longchamp. Et Hervé Morin, copropriétaire de Tamazirte

avec Mme Lydia Rabineau, aurait pu se casser une corde vocale en encourageant sa

 pouliche, cela n’aurait rien  changé.

« Evidemment, j’aurais été

heureux de gagner, nous a déclaré Jean-Jacques Rabineau, le mari de Lydia. Mais

je suis très content de cette deuxième place car avant la course, nous aurions

signé pour la troisième place. Et puis, la défaite est moins désagréable quand

c’est Jean-Claude [Rouget, ndlr] qui nous bat. C’est la preuve que nous avons

vraiment choisi le bon entraîneur ! »

 

Fantasia retrouvera Tamazirte

dans le Prix de Diane Derrière le “jumelé Rouget”, la favorite anglaise

Fantasia (Sadler’s Wells) a pris la troisième place après un parcours à la

corde dans le dos d’Elusive Wave. Pas d’excuses. Pas non plus de classique au

compteur chez les pouliches pour son propriétaire George Strawbridge, qui

possède également Rainbow View (Dynaformer), favorite et cinquième seulement

des Guinées anglaises (Gr1). « Nous sommes forcément déçus, car nous étions

dans la peau des favoris, nous a déclaré Luca Cumani, entraîneur de Fantasia.

Mais elle court bien. Elle est simplement battue par deux bonnes pouliches.

Nous songeons sérieusement à revenir en France pour courir le Prix de Diane. »

A Chantilly, on devrait donc revoir courir ensemble Fantasia et  Tamazirte car cette dernière sera aussi meilleure

encore sur 2.100m. Son entourage a donc décidé de disputer le Prix de Diane

avec elle si tout se passe au mieux entre-temps.

 

Dans le camp des vainqueurs

Jean-Claude Rouget,

entraîneur d’Elusive Wave et de Tamazirte : « Lorsqu’ils sont aux commandes,

ils ont tendance à aller un peu vite dans la descente et après, il faut pouvoir

repartir. C’est ce qu’a réalisé Elusive Wave. Tamazirte, quant à elle, a tracé

une belle ligne droite après avoir eu un très bon parcours dans le dos des

premières.»

 

Martin Schwartz, propriétaire

d’Elusive  Wave :

« Michel Zérolo, qui a acheté

la pouliche à la vente de “l’Arc”, est un excellent conseiller [660.000€,

ndlr]. Il possède  un très bon œil, je

lui fais entièrement confiance.

C’est fantastique de

remporter cette course et vous savez, plus je vieillis, plus je savoure les

victoires. Parmi les bons chevaux que j’ai possédés, s’il fallait en

donner  un,  je 

parlerai  évidemment  de Gorella (Grape Tree Road), c’était ma

ballerine. Elle était entraînée par Patrick Biancone [Gorella a notamment

remporté les Beverly D. Stakes, Gr1, et avait auparavant couru en France sous

l’entraînement de Jean de Roualle, ndlr]. »

 

Michel Zérolo, acquéreur

d’Elusive Wave pour le compte de Martin Schwartz : « Je suis vraiment très

heureux pour mon propriétaire, car il méritait de gagner une course comme

celle-ci à Longchamp. Lorsque nous l’avions achetée à la Vente de “l’Arc”,

j’étais sûr que c’était un bon prix. Cela faisait longtemps que Marc de

Chambure me parlait d’elle comme d’une championne. »

Elusive Wave, l’élève modèle

de la famille

Depuis ses débuts en France

l’été dernier et surtout sa deuxième place dans le Prix Marcel Boussac (Gr1),

on savait qu’Elusive Wave était précoce, comme son père, Elusive City. Mais

elle n’était pas “qu’une 2ans”. Elle l’a démontré cette année. De son père,

elle a aussi hérité de la vitesse. Elle restera d’ailleurs sur le mile.

Sa mère, Multicolor Wave

(Rainbow Quest), n’était pas une bonne performeuse. Après deux sorties d’un

niveau très modeste, elle a rapidement arrêté sa carrière pour entrer au haras.

Elle a donné naissance en 2005 à Photophore (Clodovil), arrivée en 2008 dans

les boxes de Stéphane Wattel et qui compte deux victoires en France, dont l’une

dans le Prix de Coupesarte (E), à Clairefontaine. Elusive Wave a été élevée par

Pier House Stud. Elle signe l’éclosion de l’efficace Anna Sundström (Haras de

Coulonces, Team Hogdala), qui a réussi l’exploit d’élever aussi le deuxième de

la Poule d’Essai des Poulains, Le Havre.

Elusive Wave est issue d’une

famille “Niarchos”. Sa deuxième mère, Echoes (Niniski), est bien connue en

France  puisqu’elle  y 

a  remporté  le Prix

Corrida (Gr3 à l’époque) et

s’est de multiples fois placée de Groupes sur des distances un peu plus longues

(2.400 et 2.500m). Sur la branche maternelle, en remontant quelques

générations, Echoes est le meilleur élément de la famille. Ou plutôt était, car

désormais, l’arbre généalogique a pris une autre dimension. Il a sa classique.

 

Elusive Wave, l’élève modèle

de la famille

Depuis ses débuts en France

l’été dernier et surtout sa deuxième place dans le Prix Marcel Boussac (Gr1),

on savait qu’Elusive Wave était précoce, comme son père, Elusive City. Mais

elle n’était pas “qu’une 2ans”. Elle l’a démontré cette année. De son père,

elle a aussi hérité de la vitesse. Elle restera d’ailleurs sur le mile.

Sa mère, Multicolor Wave

(Rainbow Quest), n’était pas une bonne performeuse. Après deux sorties d’un

niveau très modeste, elle a rapidement arrêté sa carrière pour entrer au haras.

Elle a donné naissance en 2005 à Photophore (Clodovil), arrivée en 2008 dans

les boxes de Stéphane Wattel et qui compte deux victoires en France, dont l’une

dans le Prix de Coupesarte (E), à Clairefontaine. Elusive Wave a été élevée par

Pier House Stud. Elle signe l’éclosion de l’efficace Anna Sundström (Haras de

Coulonces, Team Hogdala), qui a réussi l’exploit d’élever aussi le deuxième de

la Poule d’Essai des Poulains, Le Havre.

Elusive Wave est issue d’une

famille “Niarchos”. Sa deuxième mère, Echoes (Niniski), est bien connue en

France  puisqu’elle  y 

a  remporté  le Prix

Corrida (Gr3 à l’époque) et

s’est de multiples fois placée de Groupes sur des distances un peu plus longues

(2.400 et 2.500m). Sur la branche maternelle, en remontant quelques

générations, Echoes est le meilleur élément de la famille. Ou plutôt était, car

désormais, l’arbre généalogique a pris une autre dimension. Il a sa classique.