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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Sway contrôle sa génération

Autres informations / 22.06.2009

Sway contrôle sa génération

AUTEUIL, Dimanche

Prix du Nouveau Cercle de l’Union (Prix Sagan –

L)

De bout

en bout, mais avec quelques émotions, Sway (Califet) aura contrôlé le Prix du

Nouveau Cercle de l’Union (Prix Sagan – L), montrant qu’elle n’avait, au

crépuscule du premier semestre, aucune opposition chez les femelles de sa

génération. Une victoire aisée, de huit longueurs, si l’on regarde simplement

le résultat brut, mais Sway aurait pu tout perdre sur quelques grosses fautes

en fin de parcours.

«

Elle était débordée de gaz et de moyens, expliquait son entraîneur, Guy Cherel.

Elle possède de gros moyens, mais a encore besoin de prendre de la maturité.

Elle est très “culottée” sur l’obstacle et c’est pour cela que, parfois, elle

me fait un peu peur. » Sway étant invaincue en cinq courses, on imagine

aisément ce que cela donnera quand elle aura bien appris son métier. Si elle

parvient à durer, ce sera une crack

 

Les multiples casquettes de

Guy Cherel

Réellement

impressionné par sa pensionnaire, Guy Cherel disait après la course : « C’est

l’une des meilleures 3ans que j’aie entraînée dans ma carrière. Si je n’en

avais que des comme elle…Le matin, elle va facilement avec les meilleurs de

l’écurie. » En sus d’être l’entraîneur de la pouliche, Guy Cherel en est

également l’éleveur et le plaisir s’en trouve donc décuplé. D’autant plus que

Sway est une fille de Califet (Freedom Cry), un cheval qu’il a entraîné et « qui

était un vrai guerrier en piste » nous avait-il raconté. « En tant qu’éleveur,

on travaille pour avoir des chevaux comme cela. On étudie, on fait les

croisements et, bien sûr, parfois on se trompe, alors on travaille de nouveau.

»

Enfin,

Guy Cherel revenait sur l’histoire d’amitié qui le lie à Alain Chelet, avec qui

il partage la copropriété de Sway : « Je me rappelle de l’époque où j’admirais

un jockey vedette à Auteuil. Il s’appelait Alain Chelet. Et je suis content de

gagner pour lui cette course, car je le connais maintenant depuis près de 30

ans et nous sommes devenus amis. »

 

Tarla confirme sa place de

dauphine

Battue

par Sway dans le Prix d’Iéna (L), Tarla (Lavirco) a une nouvelle fois été la

dauphine de la championne de Guy Cherel. Pour l’instant, une classe sépare

Tarla, qui possède un très beau modèle, de Sway. Entraîneur de la représentante

de Claude Cohen, Thomas Trapenard disait : « Il n’y a rien à dire, je pense que

la gagnante est une très bonne

Les

autres partants dans leur ordre d’arrivée : Sept Vérités (Turgeon), Like A

Storm (Ultimately Lucky), Mademoiselle Lino (Trempolino). – Arrêté : Chemba des

Aigles (Officiel). Tous couru. Le train n’est pas très élevé en début de

parcours, les concurrentes restant très groupées. Sway prend les commandes de

l’épreuve pour passer devant les tribunes, précédant Arrêt Station et Zandalee.

Tarla vient ensuite avec Sept Vérités et Mademoiselle Lino. Chemba des Aigles,

Suite de Sivola et Like a Storm occupent les derniers rangs. Le rythme

s’accélère brusquement au début de la ligne d’en face, Sway, Zandalee et Tarla

se détachant du reste du peloton. Sept Vérités est en tête du peloton de chasse

avec Arrêt Station, Chemba des Aigles et Mademoiselle Lino. Les trois

animatrices abordent nettement détachées la ligne droite d’arrivée. Bien que

parfois maladroite dans ses sauts et ayant frôlé la correctionnelle à la

dernière difficulté, Sway place une belle accélération sur le plat et se

détache irrésistiblement, s’imposant en très bonne pouliche. Tarla se comporte

bien mais doit se contenter du premier accessit en léger retrait, aux dépens de

Zandalée, qui s’est très bien comportée. Arrêt Station se classe quatrième

devant Suite de Sivola

 

 

 

UN

DOCUMENTAIRE AUTHENTIQUE ET POIGNANT

Entre

rêves et uppercuts. Un titre bien choisi pour ce documentaire signé Céline Gualde.

Un documentaire qui nous plonge dans les différentes vies professionnelles de

Yannick Fouin, tout en gardant en fil rouge la préparation du cheval de son

oncle Gérard Margogne, Valfranc (Saint Cyrien), au Gras Savoye Grand

Steeple-Chase de Paris (Gr1).

Le jeune

Yannick Fouin apparaît d’abord comme l’un des apprentis d’André Fabre. Une

place enviable qu’il a pu obtenir grâce à son père. Malgré une réussite

fulgurante, il est obligé de délaisser le plat pour l’obstacle, le poids ayant

fait son œuvre. L’obstacle devient alors sa nouvelle discipline. « Yannick a eu

un peu de mal à passer jockey d’obstacle, d’autant qu’il a eu une belle

réussite en plat, avouera celui qui a été son principal employeur, Jehan Bertran

de Balanda. Mais il s’y est fait, devenant un fin tacticien. » Un tacticien

dont les qualités vont s’exprimer pleinement dans le Prix La Barka (Gr2) 1996,

« sa plus belle monte » comme il l’a définie, alors qu’il est en selle sur Montperle

(Tip Moss). Malheureusement, la même année, le brillant jockey d’obstacle chute

et malgré une rééducation et une attente de dix mois pour espérer retrouver sa

licence, les médecins ne lui donnent pas l’autorisation de remonter. Nouvel

uppercut. Il se reconvertit entraîneur et c’est difficile, au début. Mais treize

ans plus tard, il prépare Valfranc pour une participation au Grand Steeple, en

vue de sa première tentative en tant qu’entraîneur. Un moment qui s’annonce «

festif », comme il l’annonce. Un rêve qui se transformera en uppercut après la

blessure du champion survenue le 19 mai.

Première

diffusion sur Equidia : lundi 22 juin, 21h45