Anabaa,version courses

Autres informations / 08.07.2009

Anabaa,version courses

Le dernier français au

palmarès du July Cup... avant Marchand d'Or

Après des débuts relativement

anonymes et décalés en raison du syndrome de Wobbler [lire plus avant “Une vie

qui conjugue chance, malheur, miracle et réussite”], Anabaa remporte deux

épreuves à Maisons-Laffitte et Chantilly. Dans ce dernier cas, il s’agit d’un

handicap sur 1.200m ! Essayé ensuite au niveau supérieur, il se frotte au

niveau Groupe dans le Prix de la Forêt (Gr1, 1.400m) pour en prendre la 6e place.

Intéressant mais loin d’être

suffisant pour en faire un cheval d’exception. En 1996, à 4ans, Anabaa a trouvé

la plénitude de ses moyens. Deux Listeds sur 1.100m à Evry servent de tremplin

avant la prise de pouvoir effective d’Anabaa dans la catégorie des sprinters

dans le Prix de Saint-Georges (Gr3, 1.000m) : il laisse à six longueurs

Bouche Bée (Naevus).

 

 

Méthodiquement, Anabaa

construit son œuvre en remportant ensuite le Prix du Gros-Chêne (Gr2, 1.000m)

avec une marge de deux longueurs sur la “Godolphin” Easy Option (Prince Sabo).

Le 11 juillet 1996, il réussit ce que désire tout propriétaire de sprinter :

remporter le July Cup. Le succès est acquis de bout en bout, à la manière des

forts, devant Lucayan Prince (Fast Play). Parmi les victimes expiatoires

figurent Hever Golf Rose (Efisio), lauréate du Prix de l’Abbaye de Longchamp

quelques mois plus tôt, et Pivotal (Polar Falcon), qui venait de remporter les

King’s Stands Stakes (Gr2) à Ascot. Il y a aussi un certain Danehill Dancer

(Danehill), future vedette des haras.

Quelques semaines plus tard,

à Deauville, Anabaa étend sa domination jusqu’au 1.300m en triomphant dans le

Prix Maurice de Gheest (Gr1). Miesque’s Son (Mr Prospector) et Danehill Dancer

sont ses dauphins. C’est un sans faute depuis le début de l’année avec six

succès à la clé. La dernière sortie de l’année sera peut-être celle de trop.

 

Dans le Prix de l’Abbaye de

Longchamp (Gr1), Anabaa est sollicité plus tôt qu’à l’accoutumée. Il prend

brièvement l’avantage dans les deux cents derniers mètres mais ne peut résister

à sa compagne d’entraînement Kistena (Miswaki). Les titres de sprinter européen

de l’année et de cheval d’âge sont néanmoins acquis. Logiquement.

Le meilleur des sept Danzig

Le July Cup, le sprint le

plus prisé des britanniques, est aussi la chasse gardée des produits de Danzig.

Six d’entre eux sont au palmarès auxquels il convient d’ajouter Danehill, 3e en

1989 avant de remporter le Haydock Sprint Cup (Gr1). Ces sept sont : Green

Desert (1986), Danehill (1989), Polish Patriot (1991), Hamas (1993), Anabaa

(1996), Elnadim (1998) et

Agnes World (2000).

De ce pool de sprinters,

Anabaa est celui qui a obtenu le plus haut rating international avec 127.

Anabaa : 127 ; Polish Patriot

: 126 ; Danehill : 123 ; Green Desert : 122 ; Elnadim : 121 ; Hamas : 120 ;

Agnes World : 119.