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Alain de kermadec : « notre souhait est de trouver une solution à la durée de la suspension de yann-marie porzier »

Autres informations / 21.08.2009

Alain de kermadec : « notre souhait est de trouver une solution à la durée de la suspension de yann-marie porzier »

Président du Conseil

juridictionnel de France Galop, Alain de Kermadec réagit à l’intervention

d’Edouard de Rothschild, hier, dans nos colonnes. Et confirme la volonté de

l’Institution de régler le cas de Yann-Marie Porzier.

 

Jour de Galop. – Vous avez

souhaité réagir à l’interview d’Edouard de Rothschild, que nous avons publiée

hier…

Alain de Kermadec. – Oui, car

la formulation de vos deux questions sur “l’affaire Porzier” me paraissent biaisées.

Nous attendions pour début juillet la décision du Parquet de poursuivre ou non

devant les tribunaux les différentes personnes mises en examen dans le dossier

dans lequel Yann-Marie Porzier s’est trouvé également impliqué. Cela nous

aurait permis de réagir en fonction de la position de la justice. Cette

décision a été apparemment reportée, j’imagine à septembre ou octobre. Puisque

la justice ne s’est pas prononcée, comment pouvez-vous dire que les faits

reprochés ne semblent pas établis ?

Pourquoi, selon vous,

l’instruction traîne-t-elle autant en longueur ?

Si elle vous paraît avoir

traîné, c’est peut-être aussi que les personnes mises en examen ont fait pas

mal de procédures : pour essayer de faire annuler des pièces du dossier, pour

essayer d’annuler la constitution de partie civile de France Galop, etc. De

mémoire, il y a eu dans cette affaire trois arrêts de cour d’appel et un arrêt

de cour de cassation sur des questions de procédure. Ce n’est pas vraiment ce

que j’appellerais un dossier enterré !

Vous n’avez pas non plus

apprécié la comparaison avec le cas Kieren Fallon…

Effectivement, elle ne paraît

pas très pertinente. Le reproche fait à Kieren Fallon concernait l’usage de

substances interdites. Il aurait pu avoir une sanction plus sévère, de l’ordre

de 24 mois minimum. Les Commissaires ont cependant tenu compte du fait que M.

Fallon a reconnu les faits, et accepté de se soigner. Alors que dans le dos-

 

sier pénal dans lequel Yann-Marie

Porzier est mis en examen, si les faits reprochés étaient caractérisés, la

sanction serait le retrait définitif de licence ! Je vous rappelle, à ce sujet,

qu’il s’agit entre autres de pratiques visant à modifier le résultat de courses.

Nous avons envie de vous

poser la même question qu’à Edouard de Rothschild : quand cette affaire

prendra-t-elle fin ?

Les Commissaires de France

Galop sont attentifs à la situation personnelle de Yann-Marie Porzier. C’est

ainsi que lorsque celui-ci avait récemment déclaré à la presse que le dossier

pénal était vide, il lui avait été immédiatement proposé de le communiquer aux

juges d’appel de France Galop devant lesquels il était convoqué, afin de leur

permettre sans plus attendre de s’appuyer sur ces éléments pour prendre leur

décision… Notre souhait est de trouver une solution à la durée de cette

suspension qui peut paraître sévère aujourd’hui, tout en respectant la

procédure pénale et en assurant la protection des parieurs.

 

La solution réside peut-être

dans un aménagement des conditions d’exercice de Yann-Marie Porzier pendant la

durée de la procédure pénale à son encontre.

 

Vous venez de réagir aux

questions que nous avons posées à votre président. Mais qu’en est-il de ses

réponses ?

De façon générale, le Conseil

juridictionnel est, sur ce sujet, en parfait accord avec le président de France

Galop, et nous avions eu l’occasion de vous le dire le Président et moi-même il

y a déjà quelque temps.