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Jour de Galop

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Coulonces consignment : ancien et nouveau à la fois

Autres informations / 12.08.2009

Coulonces consignment : ancien et nouveau à la fois

La vente

d’août compte cette année un nouveau venu parmi les vendeurs : Coulonces

Consignment. Ce consigner résulte de l’association entre Anna Sundström, déjà

présente aux ventes depuis 2006 sous l’égide du Haras de Coulonces, et Etienne

Drion (Haras du Grand Chêne), qui sont désormais “associés” dans leur vie et

dans leur métier. Coulonces Consignment présente cette année douze yearlings,

dont une des stars de la vente : la petite sœur de Le Havre [photo] par Peintre

Célèbre.

Sa mère,

Marie Rheinberg (Surako), est la première poulinière que les Sundström ont

achetée lorsqu’ils ont décidé de venir s’installer en France, au Haras de

Coulonces, après des débuts tonitruants dans les pur-sang en Suède (cinq

 

fois

têtes de liste des ventes locales pour leur cinq premières années d’activité

!). La famille Sundström avait spécialement fait le déplacement à Baden-Baden

pour tenter d’acquérir cette sœur de Polar Falcon (Nureyev), le père de

Pivotal, à la vente B.B.A.G… et ils l’ont achetée pour 7.500€ ! Depuis, elle

leur a donné comme premier produit Le Havre (Noverre), puis Rainfall Shadow

(Night Shift), qui vient de débuter (“très bébé”) dans le Prix de Tancarville,

et la yearling qui passe cette année. Suit une foal par Acclamation. Et Marie

Rheinberg est pleine d’Anabaa.

 

Il y a

deux ans, Anna Sundström a rencontré Etienne Drion, qui avait créé le Haras du

Grand Chêne après une longue expérience à l’étranger : “né et élevé en

Irlande”, puis travaillant pour Coolmore en Irlande, en Australie, au

Japon et

aux Etats-Unis, avant de s’investir aux côtés de Christophe Clément, puis chez

Narvick International et, enfin, de monter une station de monte pour Vinery en

Floride.

Anna et

Etienne, qui se marieront fin août, ont bâti ensemble le projet de Coulonces

Consignment sur les bases qui ont fait le succès de Coulonces (« des chevaux

élevés pour faire des chevaux de course, tout en étant bien préparés pour les

ventes, ce qui donne un taux de réussite formidable sur les hippodromes, car

une bonne préparation initiale pèse lourd dans la suite de la vie du yearling

», dit Anna) et en capitalisant sur l’expérience internationale d’Etienne Drion

dans des entreprises d’élevage reconnues. « La France est un pays très solide

sur le plan hippique, explique ce dernier. Les étrangers commencent à comprendre

l’avantage d’élever en France. Donc la demande étrangère ne va faire que

croître au cours des

années à

venir. Elle va rechercher une qualité de prestation et un accès facile, même

pour des gens qui ne parlent pas français. »

 

Cette

semaine, Coulonces Consignment présentera douze yearlings. Un chiffre en

progression par rapport au contingent de 2008 (9), de 2007 (4) et de 2006 (2).

Quelle pourrait être la croissance dans les années à venir ? « Nous nous

limiterons sans doute à une vingtaine de yearlings sur le marché très sélectif

du mois d’août, conclut Anna Sundström. Nous voulons continuer à faire de la

qualité, et à offrir un fair deal à nos clients. »