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Jour de Galop

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David powell réagit au projet de charte : « un entraîneur n’est pas un pronostiqueur »

Autres informations / 27.08.2009

David powell réagit au projet de charte : « un entraîneur n’est pas un pronostiqueur »

Tribune libre

« Il me semble que les divers intervenants ont écrit ce

qu’il fallait pour que la proposition de la charte sombre dans le ridicule

qu’elle mérite. Toutefois, concernant           “l’information

des joueurs”, je pense devoir signaler une erreur d’appréciation du rôle de

chacun      : un entraîneur n’est pas un pronostiqueur,

et les journalistes, qui font bien leur travail, aussi bien au papier, que le

matin et au rond de présentation, sont bien mieux placés pour juger de la

chance d’un cheval, que son entourage, pour deux raisons : ils sont objectifs,

et c’est leur métier.

Les interviews avant et après les courses ne sont donc que

d’un faible intérêt pour les turfistes : j’ajouterai que si Equidia montrait un

peu mieux les chevaux eux-mêmes, au lieu de s’attarder sur des gros plans dans

l’assistance, ou sur la couture de breeches... cela informerait bien mieux les

turfistes, que les propos mi-figue mi-raisin d’un entraîneur trop conscient des

aléas... et peu d’entre nous sommes vraiment lucides dans les quelques minutes

après l’arrivée, que cela se soit bien ou mal passé...

Par ailleurs, dans l’interview qu’il a donnée à JDG,

Philippe Augier laisse entendre que notre microcosme serait une sorte de foire

d’empoigne ou tout le monde “s’engueule” et que cette classe indisciplinée

n’attendrait qu’un maître bienveillant avec de l’autorité pour y mettre de

l’ordre... Je ne sais pas de quel monde il parle, mais ce n’est pas le nôtre.

Au contraire, il me semble que la plupart des professionnels, soudés par une

passion commune et les mêmes soucis, sont plutôt solidaires, assez accaparés

par leur métier pour “laisser faire”, et qu’il faut vraiment les provoquer avec

ce genre de sottise pour les faire réagir... De grâce, il y a bien assez de

vrais soucis à régler, sans perdre notre temps à débattre d’un “problème”

non-existant... La démocratie n’est pas parfaite, mais les autres systèmes ont

toujours conduit à des abus intolérables, conservons donc notre liberté de

parler ou de nous taire. »