Eric hoyeau :	« nous ne devons pas nous relacher »

Autres informations / 18.08.2009

Eric hoyeau : « nous ne devons pas nous relacher »

A l’occasion de l’AG du

Syndicat des éleveurs, Eric Hoyeau et Olivier Delloye (Arqana) ont livré leur

habituel debriefing des ventes d’août.

 

« Le bilan global de ces

ventes est positif.

Le nombre de poulains vendus

s’est révélé constant, avec beaucoup d’amiables. Trente-deux yearlings ont été

achetés à l’amiable, témoignant de l’effort de communication et de la

réactivité des retours vers les vendeurs. Avec les amiables, nous avons réalisé

un pourcentage de 82% de vendus, ce qui constitue un très bon score. (…)

La journée de vendredi nous a

permis de tirer les ventes vers le haut. Durant la deuxième journée, nous nous

sommes inscrits dans une zone confortable avec un prix moyen qui est légèrement

supérieur à 120.000€. Lors du troisième jour, il y a eu un léger repli. Le

quatrième jour s’est révélé remarquable par la densité de la clientèle. (…)

Nous ne devons pas nous relâcher, même si nous avons réussi à prouver qu’il

était possible de réaliser de bonnes ventes. Nous devons continuer à renforcer

la consistance de la première journée avec un effet de report sur les autres

journées de vente. Nous allons continuer à rechercher de nouveaux marchés, à

l’instar de ce que nous avons fait avec les pays de l’Est. C’est une démarche

volontariste qui doit se poursuivre notamment avec le F.R.B.C. (…) Vous me

parlez de la place des étalons français au sein de cette vente. Je voudrais dire

simplement que nous ne faisons pas une vente “d’éleveurs” mais une vente de

yearlings. Ce que je veux dire par là, c’est que nous essayons d’être

professionnels et de choisir des produits qui correspondent à la demande. Mais

regardez lundi : le top-price était un fils d’Enrique (Barathea). »

 

Questions-réponses avec la

salle

Jean-François Gribomont

(propriétaire et éleveur).

– Lorsque l’on regarde les

chiffres de la dernière journée de vente, on se rend compte qu’il y a 82 “FR”

ou assimilés sur les 145 présentés. La présence de l’élevage français diminue.

 

Eric Hoyeau. – La présence

des non assimilés se justifie par le fait que l’on cherche à démarcher une

offre internationale. Mais un certain nombre de yearlings ne viennent pas

d’éleveurs étrangers. Il faut aussi souligner l’importance du pinhooking.

 

Olivier Delloye. – Lors d’une

vente comme celle-là, toutes les catégories de chevaux sont représentées. La

locomotive est le vendredi et le samedi et cela créée des underbidders, avec un

effet de report profitable à tout le monde le dimanche et le lundi.

 

Eric Hoyeau. – Il faut mettre

l’accent sur le niveau de préparation des produits français et de l’importance

de la culture des ventes. La professionnalisation est évidente. D’ailleurs, le

niveau de qualité des dossiers vétérinaires a été apprécié par les vétérinaires

étrangers.

 

Joelle Ventre (éleveur). –

Serait-il possible d’organiser une vente ou de réserver une journée à des

yearlings non issus de grand haras ?

 

Eric Hoyeau : Le discours que

nous tenons est professionnel envers tout le monde. Mais faire une journée pour

les petits éleveurs serait de la discrimination non seulement pour eux, mais

pour tout le monde. Il faut se mettre à la page vis-à-vis de la demande.